La colline aux coquelicots

Dans le Japon des années soixante, Umi mène une vie bien occupée. La jeune fille, qui vit avec sa jeune soeur, son jeune frère et sa grand-mère, a décidé d’animer la grande maison familiale, juchée au sommet d’une colline verdoyante, en la transformant en maison de famille. Elle doit donc préparer les repas des pensionnaires, s’occuper du linge, tenir les comptes, tout cela en plus de sa journée de lycéenne. Première levée de la maison, elle ne manque jamais de commencer la journée en hissant des drapeaux au sommet d’un mât, en mémoire de son père marin, décédé durant la guerre de Corée. Elle ne sait pas que Shun, un garçon de son lycée, lui répond chaque matin en hissant des drapeaux semblables du bateau de son père. Les deux jeunes gens font connaissance lorsque Shun se jette du deuxième étage d’un bâtiment du lycée pour s’opposer à la destruction projetée par la direction de l’établissement d’une vieille maison de style occidental, dénommée le Quartier latin (en français, s’il vous plaît!), qui abrite les différents clubs du lycée.

Ce deuxième film de Goro Miyazaki, après Les contes de Terremer, m’a enchantée sur le plan visuel. Je suis en particulier tombée sous le charme du Quartier latin, vieille bâtisse pleine de bric à brac, que les étudiants ont aménagée à leur façon d’une manière totalement improbable, et qu’ils vont s’employer à essayer de sauver. Cependant, si j’ai eu beaucoup de plaisir à regarder le film, je suis néanmoins restée sur ma faim en ce qui concerne l’intrigue, qui m’a paru bien mince et pas originale pour un sou.

Le film est tiré d’un manga du même nom, de Chizuru Takahashi et Tetsuro Sayama, qui vient d’être publié chez nous. Je n’ai pas souffert d’enchaîner le manga après le film car les deux se ressemblent assez peu, excepté pour ce qui concerne la trame sentimentale. Le manga date de 1980, et ça se sent bien dans le dessin qui fait très daté. L’histoire se déroule en 1980 et il n’y a pas de Quartier latin. Dans le manga, Shun et son ami sont beaucoup moins chevaleresques : ils cherchent simplement à organiser des actions susceptibles de faire vendre leur journal. Leur but est de renflouer la caisse du club de journalisme du lycée, dans laquelle ils ont allègrement pioché pour payer leurs dettes de jeux. L’opération la plus marquante mise en place par eux est la création de toute pièce d’un mouvement lycéen de protestation contre le port de l’uniforme. C’est l’aspect du manga qui m’a semblé le plus intéressant.

Bien que le film ne soit pas dépourvu d’humour, il est cependant plus sérieux que le manga, et plus dans la retenue. Le manga est plus sentimental, plus léger et cherche plus à amuser le lecteur. Par exemple, alors que la grand-mère est, dans le film, une dame d’un certain âge pleine de dignité, elle représente dans le manga un personnage assez loufoque. L’intrigue n’est cependant, pas plus intéressante ni moins creuse que celle du film, et je ne comprends pas bien ce qui a motivé que ce manga plutôt qu’un autre soit adapté en film…. Ai-je précisé que je ne raffole pas des shôjo, loin de là?

Le film mérite d’être vu pour les images, mais c’est loin d’être mon film d’animation préféré. Quant au manga, il est intéressant à titre de comparaison mais pas franchement indispensable.

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Blue

La mer immense et le ciel au-dessus, nos uniformes, notre enthousiasme malhabile d’adolescentes…
Si je devais donner une couleur à toutes ces choses du passé, je choisirais un bleu profond.

Blue est une histoire d’amour entre deux jeunes filles en dernière année de lycée. Kirishima est une élève ordinaire et bien intégrée, qui rêve d’aller étudier à Tokyo dans une école de dessin. Endô est isolée parce qu’elle a été renvoyée du lycée l’année précédente pour une raison que ses camarades ignorent. Mauvaise élève, elle n’a pas de projets particuliers et cherche sa voie. Kirishima, attirée par Endô, lui propose un jour de déjeuner avec elle et ses amies. Petit à petit, des liens vont se tisser entre les deux filles. Endô reste cependant mystérieuse et ne se dévoile que peu à peu, aussi bien pour Kirishima que pour le lecteur, qui vit l’histoire à travers le point de vue de cette dernière.

J’ai un peu traîné à rédiger ce billet car j’ai l’impression de ne pouvoir que répéter ce que j’ai dit à propos des deux autres mangas de Kiriko Nananan que j’avais lus auparavant, Everyday et Rouge bonbon. Bien que Blue soit bien antérieur aux deux autres (il a été publié en 1997), j’y ai retrouvé, en effet, les mêmes caractéristiques, et surtout la même simplicité, la même économie. Cette simplicité se manifeste autant dans le texte que dans le dessin, les décors aussi bien que les personnages étant réduits à l’essentiel. Pour la première fois, j’en ai été un peu gênée, car les deux héroïnes se ressemblent beaucoup et j’ai eu du mal à les distinguer l’une de l’autre. Pour autant, j’ai également retrouvé dans Blue tout ce que j’avais aimé dans les deux autres. Kiriko Nananan va à l’essentiel et le peu qu’elle montre exprime beaucoup. Ses récits sont à la fois plein de force et d’une grande sensibilité. J’apprécie la délicatesse de la forme et la finesse du fond.

Le thème de Blue est assez classique : c’est la découverte du sentiment amoureux par une adolescente. Si l’objet de ce sentiment n’était pas une autre fille, ce ne serait pas d’une grande originalité. Néanmoins, c’est très joliment raconté et ce n’est pas le seul thème du manga. Kiriko Nananan aborde en effet d’autres problématiques, que je ne détaillerai pas pour ne pas spoiler. Mais ce que j’y ai vu surtout, et ce que j’ai trouvé le plus intéressant, ce sont des jeunes filles en train de construire leur identité, à un moment phare de leur vie où elles doivent décider de leur avenir et faire des choix difficiles. Malgré tout, le ton du manga est assez léger et positif et les personnages vont de l’avant, ce qui fait que je le préfère de loin à Everyday. Kiriko Nananan s’impose décidément comme l’un de mes mangakas préférés.

Blue
Kiriko Nananan
Casterman écritures

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Un peu d’ordre

J’ai enfin remis un peu d’ordre dans ce blog. J’ai mis à jour la page des lectures communes et ajouté celle des Frères Karamazov de Dostoïevski organisée par Daniel pour le 31 août 2012 (ça laisse le temps de voir venir!).

J’ai aussi mis à jour la page récapitulant les challenges auxquels je participe, ainsi que les logos dans la colonne de droite, et ajouté les liens que j’avais oubliés pour une raison inexpliquée (désolée, Yuko!).

Et j’ai également ajouté le challenge Molière de  Sharon.  Pour ce challenge, j’ai opté pour la catégorie la plus ambitieuse, celle nommée Sociétaire honoraire, du fait que le challenge est illimité. Cette catégorie consiste à lire 6 oeuvres ou plus parmi celles de Molière et parmi les comédies de Corneille et Racine. J’ai chez mes parents les oeuvres complètes de ces trois auteurs dont j’ai déjà lu la totalité de la bibliographie et j’ambitionne d’en relire la totalité à mon rythme. En revanche, je me demande si je vais reprendre mon édition, qui est jolie mais dépourvue de notes, ou investir dans celle de la Pléiade…

Il me restera, quand j’aurai le temps… un jour… cet été peut-être… à tenter de me faire une bannière et à finaliser l’index que j’ai commencé il y a déjà un an et demi…

Et, avec tout ça, j’y vois plus clair pour mes prévisions de lecture, mais ça ne m’aide pas à trouver le temps de lire et le retard continue de s’accumuler…

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Voyage de Paris à Java

Ouf! Pour une fois je suis à l’heure pour une LC! Je n’ai cependant pas bien grand mérite car, alors que la collection Babel le propose accompagné d’autres textes, je me suis paresseusement contentée de lire uniquement le Voyage de Paris à Java, qui n’occupe que 25 pages de mon édition de la Pléiade du tome 2 des Oeuvres diverses de Balzac. Ce petit récit, pour être court, n’en est pas pour autant dépourvu d’intérêt!

Il doit son origine à un séjour d’une dizaine de jours effectué par Balzac en novembre-décembre 1831 chez son amie Zulma Carraud. Les Carraud reçoivent un soir un collègue du colonel (qui est inspecteur de la Poudrerie d’Angoulême), M. Grand-Besançon, qui a voyagé en Asie. Ses récits fascinent tellement Balzac qu’il décide de les mettre par écrit. C’est chose faite dès janvier 1832 :

“Il y a un exemplaire pour le bon M. Grand-Besançon, dont je n’ai pas voulu citer le nom sans savoir si mes fervens éloges ne blesseraient pas sa modestie. Mais le fait est que l’Upah, la Javane, le Bengali, le Prêtre des singes, tout cela est consigné dans la Revue des Deux Mondes ou le sera bientôt. J’espère que vous verrez bien que j’étais entre vous trois en écrivant chaque ligne.”

Malheureusement, le projet de publication dans la Revue des Deux Mondes tombe à l’eau et ce n’est que le 25 novembre 1832 que le Voyage de Paris à Java paraît dans la Revue de Paris. Cette publication a été négociée à la condition que Balzac doublerait la longueur de son texte, qui a, par ailleurs, été considérablement remanié et corrigé par son auteur.

Si je n’ai pas senti en lisant le récit que Balzac avait dû “rallonger la sauce”, je n’en suis pas moins étonnée car je trouve le texte très court… d’autant plus court qu’il est encore raccourci par une longue introduction, une conclusion et de nombreuses digressions. De ce fait, il ne correspond pas du tout à l’idée que je me fais des récits de voyageurs et sa lecture m’a beaucoup surprise.

Par ailleurs, ce texte détonne à mes yeux par rapport aux romans et essais que j’ai pu lire de Balzac, en ce sens qu’il s’y met lui-même en scène et que j’ai pu y retrouver le Balzac que j’ai appris à connaître en lisant sa correspondance.

“La traversée des Indes est fort coûteuse ; mais s’il est facile d’en chiffrer les dépenses quand on la fait, il est impossible de les arrêter quand on ne la fait pas, et alors elles deviennent ruineuses. En effet, que d’heures en vain consumées!… [...] Je possède, entre autres sujets de dépenses, deux vases mexicains que m’a vendus Schoelcher, et qui me coûtent journellement trois ou quatre heures…”

En l’espace d’une page, on retrouve déjà trois des principales préoccupations de Balzac : l’argent, qu’il cherche à gagner par tous les moyens pour rembourser ses dettes et satisfaire ses goûts coûteux, le temps, qui lui fait cruellement défaut, et les beaux objets, dont il raffole.

Le récit de Java qu’il rapporte n’est pas ordonné chronologiquement. Il a procédé par une approche thématique, ne retenant que les traits les plus pittoresques. Le premier thème abordé est les femmes, à la beauté sensuelle et dangereuse. Balzac s’est tellement laissé emporter dans sa description que quelques phrases ont été supprimées avec son accord avant la publication. Mais, parce que c’est Balzac, ces femmes si attirantes sont forcément riches et titrées.

 Il parle ensuite d’un oiseau, le bengali, que j’ai été amusée de trouver là, car c’est ce nom qu’il emploie pour désigner une certaine partie de son anatomie dans ses lettres les plus passionnées à Mme Hanska. De là il passe à la végétation et évoque d’abord une plante à fleurs, le volcameria. Là encore, le nom m’était familier, mais ce n’est qu’en lisant les notes que la mémoire m’est revenue : la note expliquait en effet que ce paragraphe était un clin d’oeil à Zulma Carraud. Je me suis alors souvenue que dans la correspondance échangée avec son amie, tous deux évoquent cette plante dont Zulma avait un spécimen chez elle et dont Balzac aimait beaucoup le parfum.

 Plus loin encore, Balzac évoque brièvement le thé, ce qui lui donne l’occasion d’une digression à propos du vin, du café et de l’opium. Ce passage m’a spontanément fait penser au Traité des excitants modernes, dont je ne garde qu’un souvenir trop flou et que je compte relire.

 Tout dans cette description de choses vues (ou supposée vues) à Java, qu’il s’agisse de gens, de plantes ou d’animaux, est bourré de clichés, quand ça ne relève pas purement et simplement du fantastique. On n’a pas affaire ici à un récit scientifique, mais à un orient rêvé et fantasmé, où la beauté et les dangers se côtoient, un orient de conte de fées qui fascine et attire. Et j’ai eu en lisant ce récit cette même impression que j’ai parfois eue en lisant la correspondance de Balzac mais qui ne ressort pas dans ses romans et essais, l’impression qu’il subsistait quelque part en lui un enfant rêveur et ébloui. Et ça m’a donné furieusement envie de me plonger dans le premier tome de sa Correspondance (toujours dans la Pléiade!) qui sommeille depuis belle lurette dans ma PAL.

Cette lecture faite avec Nathalie entre bien évidemment dans le cadre du challenge Balzac.

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Arghhh!!!

Mes parents viennent de m’informer que leurs voisins nous ont gentiment légué les livres que lisaient leurs fils quand ils avaient 7-8 ans…

D’après mon père, il y en a 35 kilos!!!

Moi qui ne savais déjà plus où ranger les livres du jeune homme…

J’ai à la fois hâte de découvrir avec lui ce qu’il y a dans les caisses, voir sa réaction émerveillée et quels sont ceux qui vont retenir son attention, et en même temps j’éprouve un sentiment de frustration : s’il y en a beaucoup qui sont bien, ça veut dire que pendant un bon moment il va falloir sérieusement qu’on se calme au niveau des achats, que j’arrête de noter les livres qui me font envie pour lui et qu’on stoppe les descentes en librairie où il se pose au milieu d’un rayon pendant une heure pour tout feuilleter et repart avec une pile énorme. Et ça m’attriste un peu. Tordu, non?

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Les lectures de la bestiole (3-4 ans) : premières histoires de dragons

Parce qu’il n’y a pas que les dinosaures dans la vie!

Petit Dragon

Petit Dragon commence à devenir un peu grand et ses parents estiment qu’il est temps de lui apprendre à être terrifiant. Ils lui proposent de s’exercer d’abord sur un enfant. Ceux-ci n’étant pas très courageux, ce sera facile pour un début. Maman Dragon enlève donc un petit garçon et le ramène au château de la famille Dragon. Mais rien ne se passe comme prévu : Petit Dragon a beau tout faire bien comme il faut, le petit garçon n’est pas effrayé. Il ne pleure pas, n’appelle pas sa maman, ne frissonne pas, ne grelotte pas de peur. La famille Dragon n’y comprend rien…

Voilà encore une histoire très appréciée du petit comme de moi qui a été lue et relue. Les dessins aux tons pastel sont très mignons et les dragons ont de drôles de bouilles bien sympathiques. L’histoire est tendre et drôle. La double page préférée de mon mini lecteur était la dernière qui montre la chambre du petit garçon et qui a été pour lui source d’inspiration!

Petit Dragon
Lieve Baeten
Mijade

 Belfégor et l’orage

Le héros ici encore est un petit dragon. Celui-ci s’appelle Belfégor et a “cinq cent et cinq ans”. Il sait voler mais doit apprendre à cracher du feu. Pour cela, il doit manger un éclair, comme le lui montre son papa. Le problème, c’est que Belfégor a peur de l’orage. Pire encore, un vent violent le projette au sol, dans une forêt aux branchages trop épais pour qu’il puisse s’envoler retrouver son papa. C’est alors qu’il rencontre une famille d’animaux étranges qui disent se nommer des lapins. Ils se rendent à l’orée de la forêt pour assister à un feu d’artifice et proposent à Belfégor de les accompagner.

Bien que l’histoire soit très différente, je pourrais dire de cet album la même chose que pour le précédent (c’est d’ailleurs Laurence Bourguignon qui a fait la traduction française de Petit Dragon) : les dessins et l’histoire sont mignons, les couleurs sont douces et ce petit dragon est bien sympathique et amusant. Personnellement je les aime autant l’un que l’autre. Mais la préférence du principal intéressé allait très clairement à Belfégor, car cet album a l’avantage de réunir deux des sujets qui le fascinaient à l’époque (et le fascinent toujours un peu) : les dragons et les feux d’artifice.

Belfégor et l’orage
Laurence Bourguignon et Vincent Hardy
Mijade

 Pas si fort, Belfégor!

Belfégor a appris à cracher du feu mais il ne sait pas maîtriser la force de sa flamme, ce qui fait qu’il fait plein de bêtises. Son papa va lui apprendre à se contrôler.

On retrouve dans cette suite les mêmes qualités que dans Belfégor et l’orage. L’album est intéressant car il enseigne aux petits qu’il est normal d’être maladroit et qu’ils vont et doivent apprendre à maîtriser leur corps petit à petit, pour être capables de faire de plus en plus de choses par eux-mêmes. En contrepartie, j’ai un peu de mal à comprendre l’utilité d’employer dans un album destiné aux jeunes enfants des termes comme “vaporarium” ou “thermodynamique” et l’ai trouvé un peu difficile, de ce fait.

Contrairement aux deux précédents, cet album a fait un bide total auprès de mon loustic. La raison en est que, au début de l’histoire, Belfégor se fait gronder à cause des bêtises qu’il fait en voulant rendre service ou être gentil, et, comme il est très sensible aux disputes, il n’a pas aimé ça du tout, même si l’histoire se termine bien. L’album n’a donc été lu qu’une ou deux fois avant de finir oublié sur une étagère.

Pas si fort, Belfégor!
Laurence Bourguignon et Vincent Hardy
Mijade

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Histoire de bien commencer l’année : “quelques” challenges de plus!

Cette année, j’ai essayé, dans la mesure du possible, de limiter les dégâts en choisissant des challenges raisonnables et que je peux honorer à partir de ce que j’ai déjà en stock ou qui me permettront d’écouler des livres que je traîne depuis des siècles.

Défi des mille

Daniel reconduit pour une année son challenge, qui constitue simplement à lire une ou plusieurs oeuvres de plus de 1 000 pages. L’année dernière, j’avais lu dans ce cadre Le comte de Monte-Cristo, et je rempile pour une année, dans l’espérance que ça m’aidera à venir à bout des volumes en Bouquins ou chez la Pléiade que j’ai honteusement laissés en plan il y a une éternité ou que j’observe avec terreur se rapprocher du sommet de ma PAL en me demandant combien de mois ils vont me tenir occupée.

 

Défi Lire en anglais

Missbouquinaix nous propose de lire en anglais en 2012. Ca me va comme un gant, étant donné que j’aime bien lire en VO quand j’en ai l’occasion et que j’ai donc pas mal de livres en anglais dans ma PAL. J’ai opté modestement pour le premier niveau : Anglophone débutant, qui consiste à lire 4 livres avant la fin de l’année. Je préfère voir petit et évoluer en cours d’année si j’ai le temps de lire plus que prévu.

 

Challenge Anthony Trollope 

Là encore, j’ai opté pour le niveau le plus modeste de ce challenge proposé par Urgonthe : le niveau Mr Harding, qui consiste à lire simplement au moins une oeuvre d’Anthony Trollope avant le 31 décembre 2012. Ce challenge ne devrait pas me demander trop d’effort du fait que je peux le coupler avec le précédent. J’ai, en effet, The way we live now dans ma PAL. Si la découverte d’Anthony Trollope avec ce roman me plaît, je poursuivrai sans doute sur ma lancée, la collègue qui m’a fait découvrir cet auteur m’ayant donné très envie de le lire.

 

 Ca, c’était pour la partie raisonnable! Mais il est d’autres challenges, pour lesquels je n’ai rien dans ma monstrueuse PAL (enfin, peut-être, mais je n’en suis pas consciente en tout cas) et auxquels j’ai été totalement incapable de résister.

Le pari hellène

Après avoir longuement louché sur le blog de Nathalie, l’amatrice de mythologie grecque que je suis n’a pu que craquer! J’ai été cette fois un peu moins sage et j’ai opté pour le deuxième niveau, mais le challenge ayant une durée de 2 ans et prenant fin seulement le 28 octobre 2013, ça semble jouable! Je suis donc inscrite au niveau Houmous, qui consiste à lire 3 oeuvres, une relevant de l’antiquité, une contemporaine (ce sera pour moi une totale découverte!) et une troisième au choix. Je ne m’interdis cependant pas d’évoluer en cours de route. Le niveau suivant, nommé Moussaka, implique de chroniquer en plus un film ou de la musique. Je ne me sens pas une âme de chroniqueuse musicale, mais je serais bien tentée de mettre mon nez (ou plutôt mes oreilles) dans le metal grec. Et en plus, les logos sont superbes!

Challenge Mythes et légendes

Comme je l’évoquais un peu plus haut, j’adore la mythologie depuis que je suis petite. J’ai principalement lu sur les mythologies grecque, romaine et égyptienne, mais je suis intéressée par les autres aussi. Il m’a donc été impossible de résister lorsque j’ai lu que Céline reconduisait son challenge pour une année, jusqu’au 31 décembre 2012 donc. Je me suis néanmoins efforcée d’être raisonnable et me suis seulement inscrite à la catégorie “A la découverte des mythologies”, qui consiste à lire 3 oeuvres se rapportant à n’importe quelle mythologie ou traitant de plusieurs d’entre elles. Il est cependant possible là aussi que j’évolue en cours d’année, notamment si je peux concilier ce challenge avec Le pari hellène. Je ne pense pas avoir grand chose dans ma PAL, mais je suis toute guillerette à la perspective de devoir réfléchir à ce que je vais pouvoir lire!

Edit : On me souffle dans l’oreillette que Sharon est en train de créer un challenge Molière. Encore un qui va se rajouter à la liste!

 

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Toxique

En 1957, Françoise Sagan a 22 ans et déjà 2 romans à son actif. Elle est célèbre et mène une vie qui fait scandale. C’est alors qu’elle est blessée dans un grave accident de voiture. Pour apaiser la douleur, on lui fait prendre un succédané de morphine, le Palfium 875, dont elle restera longtemps dépendante. Une fois remise de ses blessures, elle est contrainte de faire un séjour dans une clinique pour se désintoxiquer du Palfium 875. Toxique est le journal qu’elle a tenu durant ce séjour.

 Ce petit livre m’a laissée sur ma faim du fait qu’il est très court : environ 80 pages. De plus, chaque double page ne comporte que deux à trois paragraphes de texte, le reste étant “meublé” par des illustrations de Bernard Buffet. Je ne m’étendrai pas sur celles-ci car je ne les ai pas appréciées et ne me sens pas compétente pour émettre une opinion à leur sujet. Il reste donc très peu de texte.

Ce peu de texte est, en outre, parfois assez hermétique, car Françoise Sagan parle de personnes et de faits dont on ignore tout et aucune note ne vient éclairer le lecteur.

Abstraction faite de ces réserves, j’ai retrouvé dans Toxique ce que j’avais apprécié dans Bonjour tristesse, la façon légère et comme futile qu’elle a d’aborder des sujets graves, avec élégance. Au-delà du courage dont elle fait preuve dans sa lutte contre son addiction, ce qui m’a intéressée dans ce petit ouvrage, c’est de découvrir un peu qui était Françoise Sagan, et d’avoir un aperçu de la jeune femme, de l’écrivain et même de la lectrice.

“Il est question de la cure de sommeil.
Dormir 3 jours.
Se réveiller juste pour manger et, enfin, partir au soleil. C’est tentant. Mais à la fois – et il faut que je sois assez incorrigible -, j’ai l’impression que ce serait me voler trois jours. Trois jours de ma vie. Qui se passeraient à traîner du lit au fauteuil, à étouffer un peu, à essayer de penser à autre chose. Pourquoi ne pas dormir?
Cette éternelle avidité.
Cette éternelle curiosité…”

Je n’aurais pas le temps de lire autre chose avant la fin du challenge Françoise Sagan, qui se termine ce 31 janvier, mais je n’en ai pas fini avec Françoise Sagan et je compte continuer à découvrir son oeuvre.

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Bilan de nos lectures jeunesse

Puisque je suis partie sur le bilan de mes lectures, j’en profite pour dire quelques mots de mes coups de coeur parmi les livres qui sont venus cette année grossir la bibliothèque du loustic. Comme il existe encore un gros retard entre mes billets et ses lectures du moment, c’est l’occasion d’évoquer quelques ouvrages dont je n’avais pas encore parlé jusqu’à présent.

Albums en format poche

 Zagazou

Le petit est fan de Quentin Blake. Celui-ci, qui décrit les étapes de l’enfance jusqu’à l’âge adulte de façon allégorique, est mon préféré, parce qu’il explique l’air de rien et avec beaucoup d’humour aux enfants pourquoi les élever est une tâche éprouvante.

La revanche de Lili Prune

Encore un grand classique! L’imagination et les mots de Claude Ponti ont séduit le loustic. Celui-ci est celui qui lui a le plus parlé, car l’héroïne invente constamment toutes sortes de choses.

 

Hulul

Recueil de petites histoires ayant pour héros le hibou Hulul, mis en scène dans son quotidien. C’est tout simple et plein de poésie… si bien que je pensais que le petit ne serait pas intéressé. Mais il est mort de rire à chaque lecture du livre car il trouve Hulul très bête.

Quel cafouillage

Une petite fille demande à son grand-père de lui raconter une histoire, mais celui-ci préférerait lire son journal. Alors il raconte l’histoire du petit chaperon rouge, mais n’importe comment. Je me suis beaucoup amusée à le lui lire et lui s’en est inspiré pour faire des spectacles de marionnettes.

Albums en grand format

L’art en bazar

Une approche très drôle de l’art qui montre que, paradoxalement, ce n’est pas toujours une bonne chose de vouloir ranger. Il faut dire que l’auteur a parfois une conception étonnante du rangement. Il existe également L’art toujours en bazar, qu’on trouve encore plus drôle.

Max et son art

Max est un jeune lézard admiratif devant les talents de peintre d’Arthur. Lui aussi veut s’essayer à la peinture, mais il est très maladroit. Un album tout simplement splendide. Les dessins sont absolument magnifiques, c’est drôle et c’est une jolie histoire sur la création artistique.

Une fois encore

Parce que l’album est original et très bien fait. Un petit dragon veut qu’on lui raconte son histoire préférée, encore et encore. Mais son papa est fatigué et le petit dragon s’impatiente.

 

Petits romans

Le chevalier qui cherchait ses chaussettes

Un chevalier doit aller tuer un dragon pour délivrer une princesse. Jusque-là c’est simple. Mais les chaussettes du chevalier ont disparu et tout son programme est chamboulé parce qu’il doit les retrouver. Cette histoire délirante m’a bien amusée et, surtout, j’adore les fous rires qu’il déclenche chez le petit, notamment quand le chevalier s’emmêle les pinceaux en tentant de récapituler ce qu’il doit faire : réveiller ses chaussettes, combattre la princesse, épouser le dragon…

Les dragons de Nalsara

Nous n’en avons lu que le premier tome car le loustic est encore un peu jeune et a trouvé l’histoire un peu longue. Mais moi j’ai beaucoup aimé cette sorte d’Eragon pour les petits et je suis impatiente de connaître la suite des aventures de ces deux enfants passionnés par les dragons.

Switch

J’ai beau ne pas démesurément apprécier les petites bêtes, j’aime beaucoup cette série. Elle est assez classique : les aventures de deux garçons sont prétextes à donner des informations sur les insectes. Mais, si la trame est la même d’un tome à l’autre, je trouve que c’est néanmoins très bien fait (par rapport à d’autres séries que j’ai dû me farcir) : le scénario est suffisamment différent dans chaque tome pour éviter toute monotonie, c’est drôle, enlevé, bien foutu et ça tient debout. J’aime presque plus que le petit!

BDs

Ernest et Rebecca

LE gros coup de coeur de toute la famille. C’est l’histoire d’une petite fille à la santé fragile qui est triste parce que ses parents ne s’entendent plus et qui se lie d’amitié avec un microbe haut en couleur. C’est drôle, tendre, fin… indispensable, quoi!

Octave

Le héros est un petit garçon qui n’aime pas trop la mer parce qu’elle lui a pris son père. Ses rencontres avec des animaux marins vont le faire grandir. Une très jolie série pleine de poésie, avec un message assez écolo, qui a su plaire au petit par son humour et son côté fantastique.

Les dinosaures en bande dessinée

Parce que les gags nous amusent beaucoup. Et pour le sérieux des informations qu’on y trouve.

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L’heure du bilan

Tout d’abord, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2012. Je m’attelle cette année au traditionnel bilan de lectures parce que je suis plutôt contente de moi. J’arrive à un total de 65 livres lus, sans compter les BDs, les mangas et les nombreux livres pour enfants. En soi, ce n’est pas énorme et je suis bien loin de mon record personnel mais, compte tenu du peu de temps dont j’ai disposé, je ne m’attendais vraiment pas en avoir lu autant et je suis agréablement surprise. Comme quoi, outre les rencontres et les idées de lecture qu’ont peut y glaner, les blogs offrent encore l’avantage de constituer un bon stimulant!

Qualitativement, l’année a également été bonne, car j’ai fait beaucoup de belles découvertes, et j’ai eu aussi beaucoup de plaisir à me replonger dans mes auteurs préférés. J’espère améliorer mon score en 2012 : je compte en effet m’accorder 3 mois de pause l’été prochain et en profiter pour lire, entre autres choses. En 2012, je compte donc continuer à relire les classiques. J’aimerais également me plonger dans quelques essais historiques, que j’ai eu tendance à délaisser ces dernières années parce que je les lis à une vitesse d’escargot. Et j’aimerais venir à bout de ces livres que j’ai laissés en plan depuis une éternité : les frères Goncourt, Sainte-Beuve, Jules César… Et j’ai plein de trucs alléchants dans ma PAL, sans compter les imprévus qui viendront s’ajouter au gré des challenges!

Voici donc un petit (tout est relatif, j’ai toujours du mal à faire des choix!) résumé de mes coups de coeur de l’année (par ordre chronologique et non par ordre de préférence).

Auteurs découverts

Orson Scott Card

 

 

 

Ryu Murakami

 

 

 

Haruki Murakami

 

 

 

Romain Gary

 

 

 

Yasmina Khadra

 

 

 

Malika Mokeddem

 

 

 

 Redécouverte de certains de mes auteurs favoris

Dumas

 

 

 

Balzac

 

 

 

Barbey d’Aurevilly

 

 

 

Crébillon fils

 

 

 

 Mangas

Parmi les séries commencées et les one-shot lus dans l’année, et qui n’ont donc pas forcément fait l’objet d’un billet.

Bride stories

L’histoire d’une jeune femme envoyée se marier dans une autre tribu, en Asie centrale, au 19e siècle. Je n’ai lu pour le moment que le premier tome, qui est très intéressant du point de vue de la découverte d’une civilisation et passionnant.

Liar game

Un suspense haletant et une intrigue intelligente et alambiquée à la Death Note.

 

Le gourmet solitaire

 

 

 

Blue

Billet à venir!

 

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