Les lectures de la bestiole (avant 2 ans – première partie) : trucs à tirer, soulever, tripoter

Ce n’est pas moi qui ai mis ses premiers livres entre les mains de la bestiole. Je lui avais bien acheté deux imagiers en tissu quand il était bébé, mais ils ne l’ont jamais intéressé, donc j’ai laissé tomber. J’avais peur, en lui proposant des livres de moi-même, de m’y prendre maladroitement et de le dégoûter, et je me disais qu’il avait bien le temps et que rien ne pressait. Et puis, quand la bestiole a eu un peu plus d’un an, le plus âgé des enfants que gardait sa nounou s’est pris d’un soudain intérêt pour les livres et lui, qui admirait ce « grand », a suivi le mouvement. C’est ainsi qu’a débuté son amour des livres.

J’ai conservé pour règle de ne jamais prendre l’initiative de lui proposer de lire, mais d’attendre que lui réclame (sauf quand il est vraiment crevé en journée et a visiblement besoin d’une petite pause) et de ne sortir de mon stock (bah oui, pour lui aussi j’ai un stock d’avance… on ne se refait pas !) un nouveau livre que quand il me le demande avec ce sourire gourmand qu’il réserve aux nouvelles histoires. Mais je chéris ces moments de tendresse, blottis l’un contre l’autre à tourner les pages… et je passe un temps fou à me creuser les méninges pour trouver les livres qui sauront lui plaire, alimenter son appétit vorace et maintenir son intérêt. Ayant énormément pioché d’idées sur le net, je voudrais aujourd’hui à mon tour vous parler des livres qui ont bercé sa petite enfance. Pour ne rien oublier, je vais dans un premier temps procéder chronologiquement. Je ferai ensuite par thèmes ou au coup par coup.

Ses touts premiers coups de cœur concernaient des livres qui se rapportaient à ses premiers centres d’intérêts : la vie quotidienne des bébés, bien sûr, mais également les animaux, les moyens de transport et les couleurs, qui l’ont très tôt attiré (il a su en nommer une dizaine dès qu’il a consenti – très tard- à parler).

 

Coucou, les animaux, je vous entends !

Cette histoire de Petit Ours Brun a été son tout premier livre, vers 15 mois. Petit Ours Brun entend des cris d’animaux et se demande qui les émet. Il faut soulever des rabats pour découvrir les animaux de la ferme qui sont cachés. Ce livre extrêmement simple lui a énormément plu pour deux raisons : la découverte des animaux cachés et les bruitages qu’il a reproduits à longueur de journée pendant des mois. Le livre est cartonné et a assez bien résisté à des mois d’usage intensif : seules une ou deux languettes ont rendu l’âme. Un peu plus tard, il a également beaucoup aimé, Coucou, maman, cherche-moi ! et Coucou, papa, je te vois ! qui fonctionnent sur le même principe du cache-cache et des volets à soulever, mais ils n’ont pas été fétiches comme celui-ci , qu’il a fallu lui lire et relire tous les jours pendant des mois.

Coucou, les animaux, je vous entends
Danièle Bour – Marie Aubinais
Bayard Jeunesse

 

Petit LeapPad

Nous lui avons offert le petit LeapPad à peu près en même temps que le livre de Petit Ours Brun et il a adoré tout de suite. Dans l’histoire vendue avec le jeu, un petit garçon et sa mère ont la surprise en rentrant chez eux de trouver leur maison remplie d’animaux qui y ont mis une sacrée pagaille. L’histoire, rigolote, est prétexte à découvrir les animaux, les premiers chiffres, les couleurs, les vêtements et, de façon générale, les noms de plein d’objets de la vie quotidienne. Le LeapPad réagit quand l’enfant appuie sur un personnage ou un objet : dans le niveau 1, ça déclenche un bruit, dans le niveau 2, l’objet ou l’animal dit son nom, dans le niveau 3, il dit une petite phrase. Il y a également des jeux proposés à chaque page. La bestiole a compris assez vite comment s’en servir seul, même si nous restions dans les parages pour l’assister en cas de besoin. Les parents ont pris autant de plaisir que le petit à jouer avec le LeapPad. Il existe d’autres cartouches (notamment une qui reprend le volume sur Les petits des animaux de la collection L’imagerie des bébés) et pour certaines on peut choisir le langage : français ou anglais (nous n’avons jamais utilisé l’anglais), mais celle vendue avec le LeapPad a été de loin notre préférée au petit, au papa et à moi. Le dessous du LeapPad est constitué d’une sorte coussin car il est supposé s’utiliser sur les genoux. En fait, chez nous, il était généralement laissé à disposition sur une table. On a eu un peu peur au départ pour les pages, mais elles sont extrêmement solides et sont toutes restées intactes.

Petit LeapPad
Leapfrog 

 

Les engins sur la route

La notion d’engins sur la route est ici entendue dans un sens très large puisque cela va de la moto à la moissonneuse-batteuse en passant par le tombereau. Il y a même un avion ! Une photo de véhicule est cachée à chaque page. Il faut deviner lequel. L’enfant peut avoir des indices : en ouvrant de petites fenêtres, il peut découvrir des morceaux de la photo. Pour voir l’objet en entier, il doit tirer une languette. Le livre est un peu fragile. On a renforcé certaines pages avec du scotch mais il est malgré tout aujourd’hui dans un sale état. Il faut dire que, entre le plaisir de découvrir quelque chose de caché et l’attrait qu’il éprouvait alors pour les moyens de transports, ce livre a, lui aussi, longuement fait partie des favoris et été lu et relu un nombre incalculable de fois.

Les engins sur la route
Edition Langue au chat

 

Tracteurs

Il s’agit ici de toucher : dans chaque page de ce livre cartonné, une chose ou un élément de tracteur a été réalisé dans une matière qui provoque la même sensation au toucher que l’objet représenté : pneu, botte de paille ramassée par le tracteur… Il adorait y passer sa main, mais aussi simplement regarder tous ces tracteurs de différentes couleurs. Des mois plus tard (parce que ce livre aussi a fait beaucoup d’usage), il aimait encore s’arrêter longtemps sur la double-page où des tracteurs sont représentés de nuit et compter tous les phares qu’on peut y voir. Il possédait également un ou deux autres titres de la collection qui en compte de nombreux, notamment concernant les animaux.

Tracteurs
Edition Langue au Chat
Collection Touche à Tout

 

Elmer joue à cache-cache

J’avais acheté celui-ci pour l’enfant d’une amie… et puis je n’ai pas vu cette amie quand c’était prévu et finalement j’ai gardé le livre. Un beau jour, je l’ai ressorti et j’ai essayé de le proposer au petit, qui avait alors à peu près 18 mois, pour voir. Il a accroché immédiatement. Elmer, l’éléphant bariolé, joue à cache-cache avec Oiseau et le cherche partout. A chaque page, il faut soulever un rabat représentant un arbre, un buisson, une grotte… pour voir si c’est là que Oiseau est caché et, à chaque fois, c’est un autre animal qui s’y trouve… jusqu’au rebondissement final. Les images, très colorées, sont superbes. Les dialogues, répétitifs, sont simples. Le livre apprend à l’enfant les noms des animaux de la jungle et les couleurs. Ce livre est resté un des préférés du petit jusqu’à au moins ses 3 ans. Ce qui est rigolo, c’est que, quand il a commencé à parler, il s’est mis à participer et à dire une partie des dialogues, en répondant à la place des animaux cachés. Un livre superbe et très ludique!

Elmer joue à cache-cache
David Mc Kee
L’Ecole des loisirs

 

Joue avec moi!

Tom, le petit chien, cherche un compagnon de jeu. Chaque fois qu’il entend un bruit, il espère avoir trouvé un nouveau copain. L’enfant doit tirer une languette pour découvrir l’animal caché… et il y a à chaque fois une surprise. Ce qui a plu au petit dans ce livre très court, ce sont bien sûr les languettes qu’il faut tirer pour faire apparaître les animaux cachés, mais aussi le texte qui l’amusait beaucoup, principalement du fait des sonorités, je crois. D’autres livres fonctionnant sur le même principe (Qui est là?, Où es-tu, maman?) sont également disponibles dans la même collection. Très simple et amusants, ils sont d’un accès très facile pour les tout-petits.

Joue avec moi!
Editions Hemma

 

Les quatre saisons

Ce livre, comme les 9 autres de la collection, est consacré à la découverte des animaux autour d’un thème particulier (les animaux sauvages, de la montagne, de la nuit, des rivières…). Ici, il s’agit de la vie des animaux sauvages de nos régions, saison après saison. Il constitue donc un bon prétexte pour commencer à parler aux petits des différentes saisons.  Il y a une double page par saison. A chaque page, une question invite l’enfant à deviner quel animal se cache derrière le rabat. Mes parents ont acheté ce livre au petit quand il avait 18 mois. Au début, j’étais sceptique : il me paraissait trop compliqué pour son âge. Les dessins sont beaux mais très précis et les images regorgent de petits détails, et j’ai simplifié certains noms d’animaux qui me semblaient trop compliqués (par exemple, le rat des moussons pour l’été). Mais il a tout de suite accroché. Il a passé de longs moments à soulever et baisser les rabats, à examiner chaque détail, et à imiter et nous faire imiter les cris des animaux. Les autres livres de la même collection lui ont plu autant que celui-ci. Et j’ai été très surprise, quand il a daigné commencer à parler, à 2 ans, de me rendre compte qu’il connaissait tous les animaux par coeur. Dernier bon point, mais non des moindres : les livres sont cartonnés et les rabats solides. Aussi, même en ayant subi une année d’utilisation intensive, tous les livres de la collection sont restés comme neufs.

Les quatre saisons
Editions Fleurus
Collection C’est Comment

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