Citoyen de seconde zone

Adah, que l’on suit de son enfance au Nigeria jusqu’au moment où, quelques années après avoir rejoint son mari qui a émigré à Londres, elle décide de le quitter, est doublement une citoyenne de seconde zone, d’abord en tant que femme dans son pays d’origine, puis en tant qu’immigrée en Europe. Ce livre est très intéressant parce qu’on y apprend beaucoup de choses sur la culture africaine, mais il est aussi captivant. L’écriture est simple mais agréable, l’héroïne très attachante, et le livre se dévore d’un trait !

On pourrait penser qu’on a ici affaire à une autobiographie. En fait, ce n’est pas le cas. Buchi Emecheta a bien écrit une autobiographie, mais il s’agit de Head above water, publiée des années après Citoyen de seconde zone. Cependant, Adah, qui réussit à reprendre ses études tout en travaillant et en élevant seule ses cinq jeunes enfants, présente beaucoup de similitudes avec Buchi Emecheta.

Ce personnage de femme remarquable déborde de courage, conserve son sens de l’humour en dépit des difficultés qu’elle rencontre, et, gardant foi en sa dignité alors que son mari renonce, refuse de se considérer comme une citoyenne de seconde zone… et sa vitalité est communicative car ce livre m’a donné une pêche incroyable et l’envie d’en lire d’autres du même auteur.

Ce livre a été pour moi un gros coup de coeur. C’est un auteur qui mérite d’être découvert.

Citoyen de seconde zone
Buchi Emecheta
Edition Gaïa

ou en poche
10/18
Domaine étranger

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2 commentaires pour Citoyen de seconde zone

  1. Il est assez rare qu’une critique me donne envie de lire un livre, mais là, c’est véritablement le cas! Ouvrage noté !

  2. Marie dit :

    Je suis ravie si j’ai pu t’inspirer.
    Je n’ai pas encore osé laisser de commentaire sur ton blog mais j’aime beaucoup te lire.
    Je suis passionnée d’histoire depuis mon enfance. Je l’ai un peu étudiée en dilettante mais j’ai abandonné en cours de maîtrise : je n’arrivais pas à gérer à la fois mon travail, ma vie privée et la préparation du mémoire. Cependant je garde un souvenir merveilleux des heures passées aux Archives nationales et à la BNF et je les revis un peu en te lisant.

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