Derniers films vus, en vrac et en bref

Comme je n’ai pas eu beaucoup le temps d’écrire récemment et que, pour certains, mes souvenirs commencent un peu à s’estomper, je me dépêche de faire un tir groupé des films que j’ai vus ces dernières semaines avant d’avoir tout oublié…

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu

Alfie, la soixantaine, refuse de vieillir. Voulant encore profiter de la vie, il quitte sa femme pour se mettre en ménage avec une jeune femme qui se dit actrice. L’épouse délaissée, Helena, se fait consoler par une voyance qui lui prédit ce qu’elle a envie d’entendre. Leur fille, Sally, excédée par son mari, écrivain qui n’arrive plus à écrire quelque chose de bon, est très attirée par son patron. Tandis que l’écrivain raté tombe sous le charme d’une voisine musicienne.

Eh oui, c’est une histoire assez compliquée! Le film met en scène un nombre important de personnages dont les histoires sont liées et qui se croisent et s’entrecroisent. C’est bien vu psychologiquement, bien fichu, bien joué, fin,  amusant. J’ai passé un bon moment… mais ce film a un petit goût de déjà vu et il lui manque un petit quelque chose. C’est du Woody Allen, donc ça se regarde avec plaisir (enfin, quand on aime, évidemment…) mais ce n’est pas un de ses meilleurs films.

 

L’homme qui voulait vivre sa vie

Paul est avocat et pressenti pour reprendre la direction de son cabinet. Il a une belle maison, une famille. A priori tout va bien pour lui… sauf qu’il est passionné par la photographie et a l’impression d’être passé à côté de sa vie. Et que c’est justement un photographe que sa femme a pris comme amant, comme il le découvre par hasard. La vie de Paul bascule lorsqu’il tue par accident l’amant de sa femme. Ne voulant pas que ses enfants grandissent avec un assassin pour père, il choisit de disparaître et de prendre la place du mort, qui devait partir faire un reportage photo en Europe de l’est.

Je crois qu’on peut voir ce film adapté d’un roman de Douglas Kennedy (que j’ai maintenant très envie de lire) de deux façons : soit comme l’opportunité offerte à un homme de repartir à zéro et d’essayer de réaliser son rêve, soit comme le drame d’un homme qui a perdu sa famille. Bien sûr, les deux aspects sont vrais et coexistent. C’est un peu une histoire de verre à moitié vide ou à moitié plein. Moi j’y ai plutôt vu un homme qui a perdu ses enfants et la femme qu’il aimait et qui doit porter cette blessure. Le film repose largement sur les épaules d’un Romain Duris bouleversant et, comme d’habitude, formidable (mais bon… je suis fan depuis Le péril jeune, donc je ne suis pas sûre d’être très objective). Les images sont très belles et on y voit des paysages magnifiques. Quand je suis sortie de la salle, j’aurais été incapable de dire quoi que ce soit du film, si ce n’est qu’il m’a pas mal remuée. Avec le recul, je peux dire que j’ai beaucoup aimé.

 

Potiche

Robert Pujol est odieux tant avec sa femme, potiche qui n’a pas le droit d’avoir son propre avis, qu’avec les employés de son usine qui, excédés, se mettent en grève. En raison d’un malaise, Robert doit laisser pour quelques temps les rennes de la société familiale à sa femme, Suzanne, qui se prend au jeu.

Je vénère Fabrice Luchini. J’ai dû assister au moins 8 ou 10 fois à ses spectacles. J’irais presque voir n’importe quel navet pour peu qu’il joue dedans… et en l’occurrence je m’attendais à tout le moins à ce film soit peu enthousiasmant. Et j’ai été agréablement surprise par cette comédie qui replonge le spectateur 30 ans en arrière. Entendre Catherine Deneuve chanter « Emmène-moi danser ce soir » de Michelle Torr m’a ramenée au temps de mon enfance et le film tout entier m’a évoqué les Au théâtre ce soir que je regardais avec mes parents. Et le fait est que le film est adapté d’une pièce de théâtre.  Bien sûr les acteurs en font beaucoup. Catherine Deneuve se ridiculise à souhait en ménagère, Judith Godrèche et ses mouvements de chevelure semblent tout droit sortis des séries américaines de l’époque. Jérémie Rénier est affreusement fils à papa bien propre sur lui. Mais tout ça fonctionne très bien et cadre parfaitement avec l’atmosphère du film. J’ai eu l’impression que les acteurs s’étaient bien amusés en tournant ce film, et je me suis beaucoup amusée aussi en le regardant.

 

Ce n’est qu’un début

Ce documentaire a pour thème un projet de séances de philosophie monté dans une maternelle de la banlieue parisienne. On suit les enfants sur deux années (moyenne et grande section) et on voit leur pensée se développer, certains thèmes revenir parfois et être abordés de façon différente, avec parfois des commentaires de l’institutrice ou la prolongation des questionnements des enfants dans leurs familles.

J’ai trouvé le concept très intéressant et passionnant de voir ces enfants s’éveiller. Le découpage est bien fait : le documentaire n’est ni répétitif ni lassant. Toutefois certains intermèdes ne m’ont pas paru indispensables, comme cette petite fille qu’on entend à plusieurs reprises chanter des chansons de dessins animés. Le film repose essentiellement sur les enfants, qui s’ouvrent au monde et se posent des questions très pertinentes sur l’amour (beaucoup!), la différence, la mort, la liberté… Je trouve que le film est très bien résumé par la réponse faite par l’un des enfants à la maîtresse qui demandait si les adultes sont plus intelligents que les enfants : « Non parce qu’ils me disent toujours : « Tu sais rien! Tu sais rien! » Mais moi je sais des choses quand même! ». Néanmoins je ne suis pas sûre que j’aurais éprouvé le même intérêt si je n’avais pas un fils du même âge que les enfants du documentaire.



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Un commentaire pour Derniers films vus, en vrac et en bref

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