To kill a mockingbird (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur)

Tout d’abord, je vous souhaite à tous un joyeux Noël. C’est cette fois avec 6 jours de retard que je poste mon billet : ça va de mal en pis, mais j’ai l’excuse d’avoir eu une semaine super chargée! Les autres participants de cette lecture commune sont chez Aaliz qui l’a organisée.

Ce classique contemporain a pour cadre l’Amérique profonde des années 30. La narratrice, Scout, est un garçon manqué qui grandit dans une petite ville de l’Alabama, entourée de son père, Atticus, de son grand frère, Jem, et de leur gouvernante noire, Calpurnia. L’histoire démarre alors qu’elle n’a pas encore 6 ans et s’achève quand elle en a environ 9. Dans cet intervalle de temps, le lecteur accompagne les enfants dans leurs jeux, leurs bêtises, mais surtout dans les événements qu’ils traversent et les nombreuses questions qui se posent qui vont les faire grandir.

Au début, la grande affaire des enfants est le mystère qui entoure la maison de la famille Radley. Les enfants croient que le fils Radley, qui ne sort jamais, est mort et qu’il est devenu un fantôme. Aussi ils rodent autour de la maison, partagés entre la crainte et la curiosité. Peu à peu, à travers leur vie quotidienne, puis du fait d’une affaire dont est chargé leur père, avocat, le fond va devenir plus sérieux et leurs préoccupations plus complexes.

J’ai été passionnée par cette lecture. Je me suis tout de suite attachée à ces enfants et à leur père et j’ai été intéressée par les nombreuses questions soulevées par ce livre qui incite à leur réflexion. Mon seul regret est que je l’ai trouvé un peu trop didactique : l’auteur avait clairement un message à faire passer, qui est fort louable, mais j’ai trouvé que le roman tournait parfois un peu au cours d’éducation civique. Il était cependant difficile d’éviter cet écueil, compte tenu de la forme adoptée : Scout se pose des questions et cherche les réponses auprès de son père ou de son frère, et en trouve parfois en elle-même.

Ces questions tiennent essentiellement à la société et à son fonctionnement. L’un des thèmes centraux est évidemment le racisme mais, au-delà de ça, la société blanche elle-même est organisée en classes. Il y a les blancs de la ville et ceux de la campagne, ceux qui sont respectables et ceux qui le sont moins. L’importance des origines familiales et ce qui, dans une personne, détermine sa classe sociale, sont des points qui sont longuement abordés. Se pose également la question de la condition féminine. Un autre thème qui revient fréquemment est le poids respectif de la raison et des préjugés dans ce qui détermine les actes et la façon de penser d’une personne. A mesure qu’ils grandissent, Scout et Jem apprennent avec leur père à développer leur sens critique.

Du fait que la narratrice était enfant au moment des événements, ces sujets sérieux sont abordés avec naïveté et humour. La lecture, même dans les passages graves, n’est jamais déprimante et les pages se tournent vite. A aucun moment, je ne me suis ennuyée, j’étais au contraire impatiente de connaître la suite.

Je suis ravie d’avoir enfin pris le temps de le lire et j’espère pouvoir convaincre mon loustic de le découvrir dans quelques années. Du fait de l’intérêt du fond, des nombreuses pistes de réflexions qu’il ouvre et de son accès facile, il me semble que ce doit être un roman très formateur pour les adolescents.

Cette lecture commune constitue également ma première participation au Challenge Justice de Yuko.

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9 commentaires pour To kill a mockingbird (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur)

  1. D. dit :

    Celui là il me tente depuis un bon moment et ton avis positif n’arrange rien à la situation !! J’aurais dû demander du temps de lecture au Père Noël…

  2. Aaliz dit :

    Je suis contente que tu aies aimé. Tu as raison pour le côté didactique, ce roman est d’ailleurs étudié en classe aux Etats-Unis.

  3. jerome dit :

    Encore un classique contemporain que je ne connais pas, ça devient navrant ! Ton billet me tente beaucoup et ce roman me fais un peu penser aux textes d’Ernest J. Gaines. Promis, il fera partie de mes lectures en 2012 !

  4. Ping : Panne de lecture | Et puis…

  5. isallysun dit :

    Très belle chronique qui me fait regretter de ne pas l’avoir encore lu!

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