Un été de lecture – point au 22 juin

samedi 16 juin – lundi 18 juin
– La duchesse de Langeais : C’était le premier titre sur mon planning de lecture, en raison de la LCA, mais j’avais de toute façon envie de poursuivre avec Balzac. Les 180 pages du roman ont été lues en trois sessions, dont l’une dans un coin de verdure au soleil, mon contexte préféré pour lire.

 

 

mardi 19 juin – vendredi 22 juin
Mardi, j’ai déposé le petit à l’école, rangé quelques trucs, bouclé mes valises et pris la route. Direction Pornichet, pour 3 jours de thalasso. Depuis le temps que j’en rêvais, de ces 3 jours!

Là-bas, pendant que l’amie que j’accompagnais avait des soins ou faisait la sieste, j’ai commencé :
– La vie sexuelle des saints : Je n’avais pas envie d’emmener avec moi un gros bouquin encombrant déjà entamé (Les massages pour les nuls!), j’ai donc été piocher le titre suivant dans mon planning de lecture pour la lubriothèque, et il se trouve que son sujet s’harmonise bien avec ce roman que j’avais en cours, Ultreia et suseia. L’apparente antinomie du titre est typiquement le genre de chose qui m’amuse. Aussi je me suis jetée sur le livre lorsque je l’ai repéré par hasard lors d’une promenade en librairie l’année dernière. J’en ai lu un peu plus de la moitié, et je suis pour le moment un peu déçue, car il n’est pas d’un accès facile et je suis obligée de m’accrocher un peu. Si bien que je regrette de ne pas l’avoir en version originale pour me rendre compte si c’est le texte original qui est ardu ou sa traduction française. Je me pose la question pour en avoir fait l’expérience. J’ai par exemple trouvé Huntington beaucoup plus accessible en VO qu’en français. Par ailleurs, je regrette que soit l’auteur n’analyse pas assez à mon goût les textes, soit je ne comprends rien à ce qu’elle raconte ou elle me semble partie dans un délire « psycho-poétique ». Néanmoins j’y apprends pas mal de choses sur les auteurs chrétiens de l’antiquité tardive. Ainsi, j’avais toujours été intriguée par les tableaux que j’avais pu voir représentant saint Jérôme dans le désert. En voyant ce vieil homme au milieu de nulle part entouré de bouquins, je pensais que soit les peintres étaient très imaginatifs, soit il y avait une symbolique qui m’échappait. En fait, il semblerait qu’il ait eu une conception de l’ascétisme assez confortable et que, pendant les 2-3 ans qu’il a passés à vivre dans le désert, il avait amené avec lui sa bibliothèque et un bataillon de copistes.

Pour patienter entre deux soins, j’avais glissé dans la poche de mon peignoir :
Le musée de la sirène : La lecture de ce petit roman n’était pas du tout prévue. Il s’est trouvé que, dans toute ma PAL, c’était le moins épais et le moins encombrant. J’ai été déroutée par son sujet un peu délirant dans les premières pages. Mais, très vite, j’ai accroché, si bien que je l’ai terminé hier après-midi sur une aire d’autoroute un peu verdoyante, à l’occasion d’une pause sur le chemin du retour.

 

 

 Les soirs, je dormais plus ou moins debout, si bien que j’ai opté pour du léger :
Dossier A tome 12 : Dossier A est l’un de mes mangas préférés, parmi les séries que j’ai actuellement en cours, parce qu’il parle d’archéologie, de mythologie, de l’Atlantide, d’Heinrich Schliemann, sujets qui m’intéressent et m’amusent. En dépit d’un scénario parfois trop convenu, la découverte de chaque nouveau tome est un plaisir. Mais j’ai ressenti néanmoins une pointe d’énervement, car j’oublie un peu d’un tome à l’autre ce qui s’est passé avant et il y a tellement de personnages récurrents, auxquels s’ajoutent de nouveaux personnages et de nouveaux lieux à chaque tome, que je suis parfois un peu paumée et que je ne sais plus ce qui s’est passé ni si certains personnages sont des gentils ou des méchants. Plus que 3 tomes avant la fin. Je relirai tout à tête reposée à la sortie du dernier, pour ne rien louper et mieux apprécier l’histoire.

Poulet aux prunes : Voilà bien longtemps que j’avais envie de découvrir les BDs de Marjane Satrapi, dont j’avais beaucoup aimé le film Persepolis. Comme cela m’arrive de temps en temps, mais plus souvent avec les films qu’avec mes lectures, cette BD a suscité en moi des sentiments très divers. J’éprouve dans ces cas là le besoin de « digérer » pendant quelques jours, avant de voir quelle est l’impression dominante qui émerge dans ce flot. Pour le moment, si je devais rédiger tout de suite un billet à son sujet, je ne sais pas du tout quelle direction il prendrait.

Et, en parallèle, toujours…
Ultreia et suseia : J’ai continué à progresser chapitre par chapitre jusqu’à atteindre l’ultime chapitre hier. Voilà encore un livre qui aura suscité en moi des sentiments divers, auquel j’ai parfois eu l’impression de rester étrangère et qui, à d’autres moments, plus fréquents, m’a séduite. L’impression générale sur laquelle je reste est néanmoins largement positive; j’ai aimé la façon dont l’auteur mène ses lecteurs en bateau et joue sur les apparences et les symboles.

 

 

La fabuleuse odyssée des plantes : Je l’ai délaissé cette semaine au profit d’un autre ouvrage historique, La vie sexuelle des saints, et, surtout,  parce que je l’avais jusque-là principalement lu dans mon lit, avant de m’endormir, et que je piquais un peu du nez après le dîner pendant mon séjour breton. Je devrais à nouveau progresser dedans la semaine prochaine.

 

 

Bilan de la semaine
Les massages pour les Nuls p 58 ->  pas avancé
Ultreia et suseia p 49 -> p 167 : 119 p
La fabuleuse odyssée des plantes p 112 -> p 114  : 3 p
La duchesse de Langeais : 180 p
La vie sexuelle des saints : 163 p
Le musée de la sirène : 114 p
soit un total de : 579 pages
+ 1 BD de 84 pages et 1 manga

Bilan cumulé
824 + 579 pages = 1 403 p
auxquelles s’ajoutent 596 + 84 = 680 p de BD et 12 mangas
Même si je m’attendais à lire beaucoup plus pendant mon séjour, je réalise là ma meilleure semaine. Je suis tout de même assez contente de ce total étant donné que, comme je l’expliquais, La vie sexuelle des saints est une lecture assez ardue dans laquelle, de ce fait, je ne progresse pas très vite.

Je suis toujours assez à l’aise avec mon planning de lecture, et ce d’autant plus que j’ai lu un roman qui n’était pas prévu (Le musée de la sirène) et que j’ai plein de billets en retard, j’ai donc bien envie, si j’en trouve le temps et le courage, de continuer à progresser dans les livres que j’ai commencés il y a des siècles. Je risque donc de préférer la semaine prochaine la difficulté à la quantité. Tout en conservant dans mes lectures un certain éclectisme, essentiel à mes yeux.

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8 commentaires pour Un été de lecture – point au 22 juin

  1. Aaliz dit :

    J’ai vu l’adaptation ciné de « Poulet aux prunes » et j’avais vraiment adoré. Il faudrait que je lise la BD pour comparer. Beaucoup disent que le film n’arrive pas à la hauteur. A voir …

    • Marie dit :

      Je n’ai pas vu le film. Comme j’avais lu des critiques moyennes, je ne me suis pas précipitée au cinéma. Ce serait intéressant effectivement de comparer. J’ai aimé la BD mais il y a des trucs qui ne m’ont pas plu, du coup j’essaie de comprendre ce qui m’a plu.

  2. Jérôme dit :

    Le manga me tente beaucoup mais 12 volumes c’est déjà trop pour moi. Par contre je n’ai jamais lu Satrapi et son oeuvre ne m’attire pas plus que cela. Un jour peut-être…

    • Marie dit :

      C’est quoi le bon nombre de tomes pour toi? Pour Satrapi c’est le dessin qui te gêne ou le contenu?

      • Jérôme dit :

        En manga, 4 ou 5 volumes, c’est l’idéal. La dernière série complète d’envergure que j’ai lu entièrement c’est Une sacrée Mamie (11 tomes). Sinon pour Satrapi je crois en effet que le dessin agit comme une sorte de repoussoir. Bon, pas autant qu’Aurélia Aurita tu t’en doutes, mais je bloque quand même à ce niveau-là.

        • Marie dit :

          11 tomes pour moi c’est court. :-) Mais j’ai de plus en plus tendance à m’arrêter sans états d’âme dès le(s) premier(s) tome(s) si je sens que je n’accroche pas à une série. Oui, le dessin est plus attrayant que celui d’Aurélia Aurita. J’ai pour ma part l’impression que je deviens plus difficile en matière de dessin et que ça commence à influer sur le jugement que je porte sur une BD.

  3. George dit :

    Encore une belle progression cette semaine et dans un cadre qui m’avait l’air propice à la lecture !

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