Un mois de lectures jeunesse – novembre 2012

Ce mois-ci, nous avons…

continué quelques séries en cours

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découvert, comme prévu, le tome 3 des Dinosaures en bande dessinée :
61+8a5h+tbL__SL500_AA300_Cette fois encore, nous nous sommes régalés. Comme les précédents, il mêle humour et rigueur scientifique. Pour ma part, je crois que j’apprécie de plus en plus la série au fil des tomes, car, si j’étais dans le premier en terrain relativement connu, j’apprends désormais beaucoup en le lisant. La série mêle, en effet, aux fiches sur certaines espèces et aux informations générales sur les dinosaures, les dernières découvertes en la matière ainsi que les interrogations des paléontologues. J’ai été également contente de voir brièvement figurer dans celui-ci quelques paléontologues contemporains, dont un français que j’ai envie de lire, ainsi que les auteurs de la série. Bref, j’adore… Euh… Je suis peut-être un peu en train d’oublier que ce billet n’est pas censé porter sur mes lectures… Donc, je reprends…

démarré un gros chantier :

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Et nous en avons encore pour quelques jours, voire semaines!

travaillé la lecture :
Parce que, en général, quand je dis « nous avons lu », ça signifie que c’est moi qui fais la lecture à haute voix. Comme j’étais un peu désespérée de la façon hachée dont il lit, et de son manque d’endurance en la matière, j’ai voulu reprendre de façon permanente ce que j’avais tenté cet été, à savoir le faire lire quelques pages par jour, tous les jours. Mon choix s’est spontanément porté sur la collection Mouche de l’Ecole des loisirs, que je trouve idéale pour les apprentis lecteurs parce que le texte est aéré et abondamment illustré.

img381Il a donc lu Sept histoires de souris, d’Arnold Lobel, un auteur que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer et qu’il aime beaucoup – et moi aussi. Dans celui-ci, un papa souris raconte sept histoires à ses sept souriceaux pour les endormir… ce qui a été pour nous idéal pour lire un récit complet chaque soir sans épuiser ni lasser le petit lecteur. Nous y avons retrouvé le style d’Arnold Lobel : des histoires où la banalité se mêle à la poésie et, souvent, à l’étrange et à l’humour. Je suis toujours étonnée de voir combien la bestiole les apprécie, et j’aime beaucoup moi-même.

L’opération semble pour le moment concluante puisque je l’ai trouvé, quand je suis allé le réveiller ce matin, en train de relire, à la lumière de sa veilleuse, un passage de Le chat assassin le retour. Nous allons donc en faire une habitude!

farfouillé en librairie :
J’adore les albums de Christine Naumann-Villemin et Marianne Barcilon. Malheureusement, la bestiole a passé l’âge et le dernier sorti, qui me plaisait beaucoup, me semblait trop orienté fille. Je me suis quand même fait le plaisir de l’acheter… pour l’anniversaire d’une petite fille.

51r6CvyskCL__SL500_AA300_Une maman raconte à ses enfants comment, quand elle avait leur âge, elle s’est trouvé un soir face à face avec une souris, dans la maison familiale où ils se trouvent. Pendant ce temps, quelque part sous la maison, une maman souris raconte à ses enfants la rencontre extraordinaire que leur grand-mère a faite un soir. Les deux histoires se déroule en parallèle : le récit de la maman sur la page de gauche, et celui de la souris sur la page de droite. Elles rapportent en même temps les mêmes faits, mais la petite fille et la souris ayant vécu cette rencontre de façon totalement différente, les deux interprétations du récit sont complètement dissemblables, et c’est très drôle… et intéressant, aussi, je trouve.

Je l’ai quand même lu avec la bestiole avant de l’acheter, et il a bien ri à chaque page… Et puis il est tombé en arrêt, devant un genre de comics (sous blister, heureusement!) portant la mention « Pour public averti », et sur la couverture duquel on voyait des super héros version zombie, et est resté planté devant, béat d’admiration, jusqu’à ce que je l’entraîne hors de la librairie… Snif!

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8 commentaires pour Un mois de lectures jeunesse – novembre 2012

  1. Mo' dit :

    Harry Potter ! J’hésitais, je pensais attendre encore quelques années (2 en fait ^^). Comment accueille-t-il la forme ? le fond ?

    • Marie dit :

      Alors, le fond, il aime beaucoup. Ce qui est marrant, c’est qu’il a d’abord vu le premier film avec son père, puis a voulu lire le livre. Ensuite il a réclamé le deuxième film à son père et, une fois qu’il l’a eu vu, m’a demandé de lire le livre. Ca m’a surprise, je pensais qu’à partir du moment où il aurait vu le film, c’était mort pour le livre!
      Pour la forme, je sens que c’est quand même une épreuve d’endurance pour lui! Il est fasciné par mes gros livres, et je le sens tout fier de live un « livre de grand » un peu épais lui aussi. Néanmoins c’est long, et je sens que, par moments, il décroche un peu. Je pense donc qu’il est content de pouvoir se raccrocher aux souvenirs du film quand il rate un épisode.
      Je pense que ça aurait été mieux effectivement d’attendre un an ou 2 et, que ce serait bien qu’il patiente un bon moment avant de se lancer dans le 3ème, qui est déjà plus sombre. Mais ça ouvre plein de perspectives : dans la mesure où il est capable de s’accrocher et de s’intéresser près de 300 pages, ça me donne plein d’idées de trucs à essayer qui soit peut-être un peu plus accessibles.

  2. jerome dit :

    Toujours pas acheté le 3ème dinosaures en BD. Merci pour la piqure de rappel^^
    Sinon c’est vrai que c’est idéal les ouvrages découpés en petits chapitres pour le lecteur débutant. Après il faut aussi que la taille des caractères soit assez grandes, les interlignes assez importants et qu’il n’y ait pas de césure en fin de ligne. Quand toute ces conditions sont réunies (ce qui est malheureusement assez rare) le confort de lecture devient un atout capital pour transformer l’exercice parfois imposé en vrai plaisir. Chez nous la petite dernière qui lit vraiment depuis à peine un an a pris l’habitude de lire un chapitre chaque soir toute seule avant d’éteindre la lumière. C’est devenu un rituel qu’elle ne raterait pour rien au monde.

    • Marie dit :

      C’est vrai que c’est rare (et encore, tu as oublié qu’il faut que le contenu soit intéressant!), c’est pour ça que j’aime bien la collection Mouche. Il y en a d’autres pour petits lecteurs, comme Castor Poche, mais la seule série qui lui plaise dans cette collection c’est Guillaume Petit Chevalier, ça limite…
      J’aimerais bien qu’il en arrive comme ta fille! Apparemment, ça ne part pas trop mal. Je croise les doigts!

      • jerome dit :

        Ben oui, forcément, le contenu ! Je suis couillon, j’aurais dû commencer par ça.
        Sinon pour revenir à l’importance de la forme pour les lecteurs en difficulté, je me lance la semaine prochaine,dans une expérimentation autour de la lecture en ULIS (si tu ne connais pas je te donne la définition du ministère : Les élèves scolarisés au titre des ULIS présentent des troubles des fonctions cognitives ou mentales, des troubles envahissants du développement, des troubles de la fonction auditive, des troubles de la fonction visuelle ou des troubles multiples associés.) Ce sont des petites stuctures (moins de 10 élèves) accueillies dans les locaux d’un collège ou d’un lycée. Les élèves suivent quelques enseignements disciplinaires avec les autres classes et le reste du temps ils sont avec leur enseignante spécialisée.
        On a réalisé avec un petit éditeur un livre dont ils sont le héros. Tous les livres sont identiques au niveau de l’histoire sauf que l’on a inséré dans chacun le nom, le prénom, l’âge et le sexe de l’élève. Du coup ils ont un livre unique avec leur prénom sur la couverture. ça n’a l’air de rien mais ça fonctionne à tous les coups (je l’expérimente depuis plusieurs années avec des plus jeunes).
        Tout a été pensé au niveau de la forme par des orthophonistes pour faciliter la lecture. En fait j’arrive dans la classe avec les livres enveloppés dans un beau papier cadeau et j’essaie de leur donner envie de se plonger dans cet ouvrage que l’on a fait rien pour eux. Après cette première séance je retournerai de temps en temps en classe pour mener des activités autour de la lecture avec l’enseignante. J’ai hâte de voir ce que ça va donner même si certains resteront totalement hermétiques à ce que l’on va leur proposer. ça marche avec des plus jeunes, reste à voir ce que ça va donner avec de grands ados…

        • Marie dit :

          Encore un projet génial! Tu as vraiment un beau métier, même si tout ça doit t’occasionner beaucoup de travail.
          Oui, je connais les ULIS parce que j’ai eu l’occasion de rencontrer quelqu’un qui y travaillait. Elle trouvait ça à la fois très dur et très enrichissant et très gratifiant quand elle parvenait à avoir des résultats positifs. J’espère que ce sera pour toi une belle expérience.
          Tu dis que les livres sont identiques au niveau de l’histoire. Ont-ils été personnalisés en fonction des troubles de chaque élève ou sont-ils identiques? Qu’est-ce que c’est comme histoire? Et comment est né ce projet?
          J’ai essayé, quand la bestiole commençait à déchiffrer, d’écrire de toutes petites histoires avec de courtes phrases simples le mettant en scène. Ca ne lui a fait ni chaud ni froid. Ensuite j’ai essayé la même chose mais avec les personnages qu’il a inventés. Ca n’a pas plu du tout du tout! Je crois que je suis tombée sur un casse-pieds. :-)

          • jerome dit :

            En fait ce sont des adaptations de classiques. Il y a 4 titres différents : 20 000 lieues sous les mers, Le livre de la jungle (pour les plus petits), L’île au trésor et Le fantôme de Canterville. Là tous les élèves vont avoir L’île au trésor. Le fait que ce soit des adaptations, même au niveau du vocabulaire, est un peu le point faible du dispositif. C’est forcément léger en terme de qualité littéraire. Mais l’intérêt est ailleurs. Là le but c’est d’utiliser ces ouvrages pour amorcer la pompe et les diriger ensuite vers des livres qui n’ont pas été fait rien que pour eux mais qu’ils pourront aller choisir au CDI ou à la médiathèque municipale. C’est un produit d’appel en quelques sorte.
            Ce sont évidemment des projets passionnants mais je n’y vais pas sans connaître le prof. Là c’est une enseignante que je connais depuis des années et avec laquelle j’ai déjà beaucoup travaillé, en SEGPA notamment. Elle est géniale et je sais où je mets les pieds. Quand j’allais faire des ateliers d’écriture en IME et en EREA je m’appuyais aussi sur un réseau d’enseignants fiables et super compétents. Ce sont des profs tellement formidables que si demain ils me proposent un projet pour emmener des élèves sur la lune, je les suis les yeux fermés^^

            Je te donne le lien de l’éditeur si ça t’intéresse : http://www.lafeedesmots.fr/

          • Marie dit :

            La lune, ça fait loin! OK, je vois mieux ce que c’est. J’espère que tu vas réussir à amorcer la pompe, au moins auprès de quelques-uns!

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