Journal de lecture – 16/12/12-23/12/12

Voilà une semaine que j’ai en tête un long billet sur La rose pourpre et le lys, et je n’ai jusqu’à présent pas réussi à trouver le temps et la fraîcheur nécessaire pour le faire. J’ai d’ailleurs été si peu chez moi ces derniers jours que je n’ai pas réussi à descendre une seule fois en dessous des 50 billets à lire sur Netvibes de toute la semaine! J’arrive enfin à me poser un peu aujourd’hui, mais je n’ai pas encore le courage de m’y mettre, juste celui de papoter un peu et vous raconter ma vie. En plus, j’avais déjà un brouillon de journal, donc le travail est à moitié maché. Et puis c’est la seule chose que je suis capable d’écrire avec dans les parages une bestiole qui m’interrompt sans cesse.

Résumé de l’épisode précédent : mon objectif, pour cette fin d’année, était de boucler les challenges arrivant à échéance. Il me fallait donc lire Les druides et La théogonie d’Hésiode pour le 31 décembre et Life of Pi pour le 4 janvier, soit environ 400 x 3 = 1 200 pages en une vingtaine de jours. C’était jouable. Pas évident en cette période de l’année chargée, mais jouable. Sauf que…

lundi 17 décembre
J’emmène la bestiole à son atelier de dessin. J’ai une heure à tuer sur place en l’attendant, soit une heure pour lire. Je sors Les druides, que j’avais déjà commencé, et m’y plonge avec détermination… pour abandonner au bout de 4 pages. Les gens qui animent cette MJC, qui font par ailleurs un travail remarquable, semblent être incapables de communiquer sans beugler. Impossible de comprendre quoi que ce soit à ce que je lisais. Heureusement, j’avais un plan B : Life of Pi, qui nécessitait moins de concentration et que j’ai ainsi pu commencer. Je l’ai, les jours suivants, continué en en lisant quelques pages le soir avant de dormir, tandis que Les druides m’a accompagné dans les transports en commun et les moments de pause à l’extérieur.

life-of-piJ’ai eu cependant quelques inquiétudes avec Life of Pi : dans les 100 premières pages, j’ai été plusieurs tentée d’abandonner, agacée, ou tout au moins j’ai craint de ne plus trouver le courage de poursuivre et de m’y enliser. Après ces 100 premières pages, l’histoire a enfin démarré et j’ai réussi à accrocher un peu. Ouf! J’en ai maintenant dépassé la moitié et je suis au tiers des Druides. Ce n’est pas bien brillant. J’aurais dû faire mieux s’il n’y avait pas eu quelques imprévus.

 

 

mardi 18 décembre
Je finis mes achats de cadeaux de Noël. Les plus difficiles à trouver, chaque année, sont ceux pour mes parents qui ne veulent jamais rien. Je me creuse la tête chaque fois, et j’ai pourtant malheureusement l’impression de tomber la plupart du temps à côté. Ma mère, cette fois, avait un souhait. C’était une aubaine à ne pas laisser passer! Elle m’a emprunté ces derniers mois ma collection d’Enola Holmes et a demandé pour Noël le sixième tome, le seul que je n’avais pas acheté. J’attendais, en effet, qu’il sorte en poche pour avoir tous les tomes dans la même édition. Mais, une fois ce sixième tome entre les mains, impossible de ne pas le lire avant de l’emballer. C’était trop tentant! Il fut englouti dans la soirée.

516n2AuSJ4L__SL500_AA300_Comme dans le premier tome de la série, l’intrigue policière est courte et un peu tirée par les cheveux. C’est un tome « conclusif », orienté principalement sur l’évolution des relations familiales d’Enola. Mais j’aurais mauvaise grâce à m’en plaindre, car c’est exactement ce que j’attendais. Là encore, ce n’est pas toujours crédible. Mais la lecture n’en est pas moins réjousissante. J’ai refermé le livre un grand sourire aux lèvres. Que demander de plus?

 

jeudi 20 décembre
Je reçois un paquet de Jérôme. Il m’a gentiment envoyé un livre qui était dans ma LAL et qu’il ne souhaitait pas garder et y a, encore plus gentiment, joint un livre pour la bestiole, L’elfe au dragon, dont on avait un peu parlé. Je voulais m’en faire une idée, pour voir s’il conviendrait à la bestiole tout de suite ou s’il valait mieux attendre un peu. Je l’ai donc pris avec moi en allant me coucher, pensant lire quelques pages avant de dormir… et ne l’ai finalement refermé qu’arrivée à la dernière page, à une heure plus qu’indécente!

51ihHSQ8FpL__SL500_AA300_C’est une histoire de fantasy classique qui n’est pas renversante, mais qui est assez sympa. C’est à la fois adapté à un public enfantin et c’est une histoire de grands. Elle m’a plus évoqué Eragon ou Le seigneur des anneaux que les contes pour enfants auxquels il a été habitué jusqu’à présent. J’ai donc eu envie de le laisser traîner pour voir. Le livre a été flairé et feuilleté, son absence d’illustrations a été constatée, mais il en est resté là pour le moment. J’attends de voir la suite.

 

samedi 22 décembre
Nous avions convenu avec mes parents que nous leur rendrions visite en fin d’après-midi. Ayant passé la majeure partie de la journée sous la pluie ou coincée dans les embouteillages, je ne peux pas dire que je débordais d’enthousiasme. Mais j’ai carrémment regretté quand mon père m’a annoncé, l’air triomphant, qu’il avait trouvé pour la bestiole un jeu… quasiment identique à celui que j’avais déniché pour eux après avoir écumé 4 boutiques…. alors que je doute fort qu’il y joue beaucoup… mais on ne peut tout de même pas lui offrir uniquement des crayons à chaque fête! « Ca lui en fera un dans chaque maison, a poursuivi mon père, plein d’espoir. C’était une offre très intéressante, à 50%. On ne pouvait pas laisser passer ça. » ¨Si jamais j’arrive à revendre le mien à 50% du prix que je l’ai payé, je trouverai aussi que c’est une offre super intéressante à ne pas laisser passer!… A moins que je ne le donne à l’école, si ça les intéresse.

Bref. Une visite chez mes parents est toujours pour moi l’occasion de me livrer à un trafic de livres : il me faut y trouver une place pour ranger les derniers lus et, de plus en plus souvent, j’en reprends d’autres pour les relire. Cette fois, je venais chercher Les chouans et A l’ombre des jeunes filles en fleur, pour les LC auxquelles je suis inscrite en janvier. Par ailleurs, j’avais continué à ruminer sur Les précieuses ridicules. En cherchant des essais sur le sujet, je suis tombée sur un livre de Roger Duchêne sur les précieuses, et soudain une illumination s’est faite dans mon cerveau embrumé : j’ai une biographie de Molière par Roger Duchêne! J’ai donc rapatrié aussi ladite biographie, dont j’ai tout oublié. J’ai cependant l’impression d’avoir mis le doigt sur une querelle littéraire et je crains que mes investigations ne m’aident pas à débroussailler grand chose.

Malheureusement, ce n’était décidément pas mon jour. Je voulais ranger un livre de la collection Babel avec ses semblables, mais impossible de retrouver où je les avais mis. Il faut dire que c’est loin d’être ma collection préférée et que j’en ai peu. Il m’a fallu faire deux fois tout le tour de la pièce pour réussir à remettre la main dessus. Je précise que ma bibliothèque n’est pas un fouillis incommensurable, mais que la pièce est pleine et que j’ai été obligée d’avoir recours, sur beaucoup d’étagères, à une double épaisseur. Ce problème de place ne m’empêche pas encore de dormir mais m’occupe de plus en plus l’esprit! Pour retrouver Les chouans, ça a été encore pire. Je localisais très bien La comédie humaine, mais j’ai dû retirer 3 fois les 28 livres du rayonnage avant de réussir à repérer celui pour lequel Les chouans figurait dans la liste des titres. Je devais être vraiment fatiguée.

Ces opérations rangement sont aussi l’occasion de me rappeler des souvenirs, ou de faire des redécouvertes. Je suis tombée sur des livres d’Henri Bosco, et je me suis dit que j’aurais bien envie de le relire. Et puis, en décalant les livres de poche pour insérer dans la rangée celui de Kate Atkinson que j’ai lu récemment, je suis tombée sur L’un est l’autre d’Elisabeth Badinter. Voilà quelques années que j’ai envie de découvrir ses écrits, et je n’aurais jamais soupçonné que c’était déjà fait! J’ai donc récupéré aussi ce petit livre pour le relire. Comme j’ai déjà rapatrié dans ma PAL pour une relecture quelques Simone de Beauvoir, je peux d’ores et déjà annoncer que je vais connaître une phase de relecture de classiques du féminisme… d’ici 3 ou 4 ans.

Et j’ai fini la journée en continuant mes « lectures avant emballage » (c’est la première année que je fais ça). Cette fois, je me suis lancée dans le cadeau pour mon ex. C’est peut-être la dernière année qu’on le fait mais, jusqu’à présent, on a continué à passer le réveillon de Noël ensemble, avec les 4 grands-parents, et donc à se faire des cadeaux. Il est amateur de BD (c’est d’ailleurs à lui que je dois d’avoir découvert que les BDs ne se limitent pas à Boule et Bill et Gaston Lagaffe et ne sont pas seulement pour les enfants) et pas trop au courant de l’actualité. Je me suis donc inspirée de ce que j’ai pu lire sur les blogs BD et, quand je suis tombée, dans la librairie où je faisais mes achats, sur Daytripper, j’ai sauté dessus. Mais, c’est un album qui est dans ma LAL et que j’ai bien envie de lire moi aussi. J’ai donc craqué et en ai lu 3 chapitres hier soir, et je vais sans doute poursuivre ce soir. Et pendant ce temps-là, mes challenges n’avancent pas!

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8 commentaires pour Journal de lecture – 16/12/12-23/12/12

  1. carolivre dit :

    J’aime beaucoup ton billet: j’adore suivre les évolutions dans tes lectures (ainsi que celle de ta bestiole). Je te souhaite de passer de très bonnes fêtes et d’être bien gâtée pour Noël.

  2. jerome dit :

    Plein d’infos dans ce billet, j’adore^^
    Génial que tu lises Daytripper, c’est ma BD de l’année (tu n’es pas obligée de l’apprécier pour autant mais je suis ravi de savoir que tu l’as lue).
    Très content aussi pour l’Elfe au dragon. Rien de révolutionnaire comme tu dis mais j’avais beaucoup aimé. Et l’auteur est quelqu’un d’extrêment agréable. Je l’ai rencontré plusieurs fois dans des salons, on a sympathisé et depuis il me fait envoyer systématiquement ses nouveautés par ses différents éditeurs.
    Concernant Enola, Il faut que je commande le tome 2 en poche, merci pour la piqure de rappel.

    Joyeux Noël a toi et à ta bestiole. J’espère que vous trouverez quelques livres au pied du sapin.

    • Marie dit :

      Je te souhaite aussi un joyeux Noël avec plein de livres. Pour nous, pas de souci, j’ai pris soin d’en mettre plein sur ma liste au père Noël! Et lui aura Madame le lapin blanc, Charles prisonnier du cyclope et Le feuilleton d’Hermès.
      J’ai fini Daytripper cet après-midi, juste avant de l’emballer. Je ne l’ai pas lu dans de bonnes conditions, car j’ai été très vite. Mais j’ai beaucoup aimé et ai été émue à la fin. J’ai bien envie de me l’acheter ultérieurement et de le relire plus tranquillement.
      J’espère qu’il aura envie de lire L’elfe au dragon, je serais curieuse de voir sa réaction. En ce moment, on est dans Comment dresser votre dragon? On ne sort pas trop du thème. :-)

  3. Kroustik dit :

    Je n’arrive plus à suivre l’actualité BD, d’autant plus que ce sont des pièces rares en bib et que c’est cher à l’achat pour mon budget. Mais je fais comme toi : je tente de lire en vitesse les livres que j’offre ! Je n’ose pas tjs l’avouer mais au moins je peux dire ce que j’en ai pensé ;)
    Sur ce bonne année :)

    • Marie dit :

      C’était la première fois que je le faisais. Pour ce qui est des BDs, je n’y connais pas grand chose et n’ai donc jamais suivi l’actualité, mais j’essaie de combler mes lacunes, grâce à quelques blogs BDs que je suis.
      Bonne année à toi aussi.

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