Journal de lecture – février 2013 ( chroniques express)

419Duia1OOL__SL500_AA300_J’ai commencé février sagement, en exhumant de ma PAL L’éléphant s’évapore, en vue du mois consacré à Haruki Murakami dans le challenge Ecrivains japonais d’Adalana. J’aime prendre mon temps avec les nouvelles et n’en lire qu’une à la fois, plutôt que de les enchaîner, pour, comme avec les romans, prolonger ma lecture en restant quelques temps imprégnée de l’atmosphère du récit. Je pensais qu’en m’y mettant dès le début du mois, j’aurais très largement fini dans les temps.

Après avoir fini La ballade de l’impossible, j’avais voulu ajouter un autre livre d’Haruki Murakami à ma LAL et, n’arrivant pas à choisir entre ses romans, j’avais opté pour ce recueil de nouvelles. Mais ça n’a apparemment pas été la meilleure idée que j’ai eue. Elles sont trop bizarres à mon goût et je n’arrive pas à comprendre les intentions de l’auteur si bien que, à l’exception de 2-3 nouvelles qui m’ont amusée, j’ai chaque fois refermé le livre perplexe et pas particulièrement conquise. Je m’accroche et je prends mon temps pour essayer de donner toute sa chance au livre, mais j’en suis à peine à la moitié et j’ai complètement raté l’échéance du challenge!

Excepté cette lecture assez difficile et la LC concernant La fausse maîtresse, février était un mois tranquille entre deux mois chargés en LC. Comme j’ai pas mal bachoté et réfléchi ces dernières semaines, j’éprouvais le besoin de me vider la tête, ce qui fait que j’ai profité de ce mois calme pour donner à fond dans les lectures de détente. C’est ainsi que, après les romans Noob, j’ai enchaîné avec le premier tome d’Oscar Pill.

oscar pill tome 1Oscar Pill est un jeune garçon qui découvre qu’il est une sorte de sorcier capable d’entrer dans les corps des gens et des animaux. Cette révélation lui a été faite parce qu’un affreux méchant s’est évadé de prison, d’où la nécessité qu’il suive rapidement une initiation pour apprendre à utiliser ses pouvoirs.

Evidemment, ça m’a beaucoup fait penser à Harry Potter, mais j’ai trouvé que l’auteur avait des idées originales et bien pensées. Je l’ai lu rapidement et avec plaisir. Néanmoins, je n’ai pas éprouvé le besoin irrépressible de courir dans la librairie la plus proche me procurer la suite à peine le livre refermé. Au contraire, je peux parfaitement attendre la sortie du tome 2 en poche prévue pour dans quelques semaines, ce que j’interprète comme n’étant pas bon signe. Ce fut une lecture agréable, mais il manquait quelque chose pour que je sois suspendue au livre, et ce n’est donc malheureusement pas un coup de coeur.

En voulant vérifier que la série n’aurait pas plus de 5 tomes, j’ai vu sur le site de l’auteur qu’il prévoit d’en faire dans les prochains mois une adaptation pour les enfants à partir de 7 ans. Je suis assez curieuse de ce que ça pourrait donner. Il est sûr que, si je proposais à la bestiole de lui lire ce pavé de plus de 500 pages, il partirait en courant. Mais, si on découpait le premier tome en 6 ou 8 en ajoutant quelques illustrations, je pense que ça pourrait bien passer à peu près tel quel. J’espère donc que cette adaptation ne va pas se traduire simplement par une simplification et un appauvrissement, mais par l’introduction de nouvelles idées.

Craignant de manquer de choix en matière de lectures légères, j’ai effectué une descente en librairie totalement déraisonnable, compte tenu de l’état de ma PAL. Et j’ai déjà lu l’un de mes achats :

51WNYKNG8EL__SL500_AA300_Il s’agit, une fois encore, de l’histoire d’un jeune garçon, qui vient de se faire renvoyer de son école. Ses parents décident de l’inscrire dans une pension. Avant même d’être arrivé dans sa nouvelle école, le garçon, David Eliot, se rend compte que celle-ci est étrange et inquiétante. Cette impression ne fait que s’amplifier à son arrivée.

Ce roman, qui date d’une dizaine d’années avant Harry Potter, m’a laissée assez froide. L’humour, très noir mais trop gros à mon goût, ne m’a pas amusée et les derniers chapitres m’ont laissé assez dubitative quant au message qu’ils véhiculent. J’avoue que je serais assez curieuse de le faire lire à la bestiole pour voir ce qu’il penserait de l’humour et de ce dénouement. L’atmosphère sombre devrait lui plaire, mais je crains que ça ne manque un peu d’action à son goût. A voir…

Enfin, j’ai fait une autre lecture imprévue d’un genre totalement différent. La raison en est qu’il reste, parmi les bagages de nos vacances de la Toussaint, un sac que je n’ai pas déballé : celui contenant les livres que j’avais emportés pour moi. Je suis à la fois maniaque et très bordélique, ce qui fait que j’ai horreur de ranger ce que je n’ai pas encore eu le temps de traiter. Et j’ai considéré, cette fois, que ce qui n’avait pas été lu pendant ces vacances n’avait pas été traité. Ce sac qui encombre mon salon me permet de mesurer concrètement le retard de lecture accumulé, même si j’ai lu en compensation beaucoup de livres qui n’étaient pas planifiés, et le fait d’en retirer un livre pour en entamer la lecture me remplit de bonheur. Donc, pour le moment, je le garde tel quel. Or, l’attention de la bestiole a été attirée un jour par un livre qui dépassait dudit sac. Comme j’avais acheté cet ouvrage pour pouvoir mettre en application ce qu’il contient avec le petit l’été dernier, et que je ne l’avais toujours pas ouvert, je me suis dit que c’était le signe qu’il était grand temps que je me plonge dedans.

51UOraBSQJL__SL500_AA300_Et je me félicite de cet achat car je le trouve très clair et très bien fait. Forcément, j’ai fait mon tri dedans : je ne compte évidemment pas investir dans du matériel professionnel, ni me lancer dans la fabrication d’un banc-titre pour un loisir enfantin, mais j’ai noté quelques références de logiciels et retenu des idées pour bricoler des trucs basiques.

Mais surtout, Techniques d’animation pour débutants explique de façon très simple et très pédagogique, et avec de nombreuses illustrations, comment réaliser des films d’animation à partir de différentes techniques. Si certaines d’entre elles sont relativement inabordables à l’âge de la bestiole, la plupart sont parfaitement accessibles (pâte à modeler, figurines en papier découpé, animation d’objets réels…). J’ai ainsi relu avec lui les chapitres susceptibles de l’intéresser, et il a aussitôt mis à profit certains des conseils, qui semblent de bon sens après coup mais auxquels je n’aurais pas pensé, qui y sont donnés. Il s’est notamment lancé, après la lecture du chapitre correspondant, dans la prise de photos de figurines en pâte à modeler, en vue de les assembler en un petit film, et le résultat était bien meilleur que les précédentes tentatives qu’il avait pu faire en la matière, seul ou avec son amie.

Cet ouvrage me semble donc idéal pour les parents de réalisateurs en herbe, ou pour les personnes qui travaillent avec des enfants et veulent se lancer dans des petits projets d’animation avec eux.

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4 commentaires pour Journal de lecture – février 2013 ( chroniques express)

  1. Jérôme dit :

    J’aime bien Horowitz. Je me souviens d’un roman jeunesse (j’ai oublié le nom) se déroulant à l’époque de shakespeare que j’avais trouvé excellent. Et puis sa reprise de sherlock Holmes m’a beaucoup plu.

    • Marie dit :

      C’est le premier que je lis de lui. Je m’aperçois qu’il a écrit pas mal de choses apparemment. Je pense que j’en lirai d’autres de lui pour me faire une meilleure opinion.

      • Anthony Horowitz, mon petit frère en a lu une bonne trentaine! (sans rire) j’avais lu de lui « Satanée grand-mère! » quand j’avais 10 ans, et je me rappelle avoir bien aimé. Je suppose donc que « L’île du crâne » n’est sans doute pas son meilleur roman.
        Murakami, j’ai lu « Chroniques de l’oiseau à ressort » qui est assez déroutant, mais au final bonne impression (dépaysement?) bon, ça fait quand même 848 pages…

        • Marie dit :

          Je n’ai entendu parler d’Horowitz que récemment, en croisant des Alex Rider partout. L’île du crâne a l’air d’être un roman connu et apprécié, donc peut-être est-ce moi qui suis casse-pieds plutôt que le roman qui est mauvais.
          Je n’ai pas lu Chroniques de l’oiseau à ressort. Outre La ballade de l’impossible, j’avais lu Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, que j’avais beaucoup aimé, mais j’avoue lui préférer l’autre Murakami.

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