Journal de lecture – été 2013 1/2

Afin de ne pas augmenter encore la hauteur de la pile des livres que j’ai à chroniquer, je me suis cantonnée cet été, sauf exceptions (LC et challenges) à des livres pour lesquels je ne ferai pas de billet. Il s’agit essentiellement de séries, puisque je préfère rédiger un unique billet par série, ne voyant pas l’utilité de me répéter tome après tome et n’aimant pas spoiler. Mon choix s’est donc porté principalement sur des lectures de détente, dans une alternance de romans historiques et de science fiction.

51PEHE4M36L__SL500_AA300_Néanmoins, j’ai vaillamment continué à progresser dans mon gros Bouquins sur les Capétiens. J’ai même plus avancé cet été que tous les précédents réunis (ça fait tout de même depuis la naissance de la bestiole que je suis dessus, avec une longue interruption de quelques années!) : j’ai ainsi lu plus de 200 pages en quelques semaines, ce qui m’a permis d’arriver à la page 496, et de terminer l’historique proprement dit des Capétiens.

L’ouvrage résulte de la collaboration de plusieurs auteurs, et j’ai bien senti, entre Philippe Auguste et ses prédécesseurs et Louis VIII et ses successeurs, le changement de plume. Il m’a remis en mémoire, en l’illustrant, quelques notions d’historiographie qu’on m’a enseignées en fac d’histoire : d’un côté, une façon « traditionnelle » de traiter l’histoire, en s’intéressant aux événements marquants et à la biographie des grands personnages (ici, le premier auteur), de l’autre (le second auteur, donc), dans la lignée de l’Ecole des Annales, fondée autour de 1930 par Lucien Febvre et Marc Bloch, un propos centré sur la société et son évolution économique, démographique, etc… J’ai énormément de mal avec cette façon de dire l’histoire, qui me donne une impression de flou et me fait me sentir perdue. Je n’ai pas trouvé l’auteur dont j’assimile l’approche à celle de l’Ecole des Annales totalement inintéressant. Au contraire, j’ai pioché dans ses propos énormément d’informations sur l’évolution du gouvernement et, même, sur la genèse des structures gouvernementales des Valois et des Bourbons. En revanche, je n’ai rien appris sur les rois dont il a traité le règne et pas beaucoup plus sur les événements qui se sont déroulés pendant cette période, puisqu’il n’en parle quasiment pas, et ça me chiffonne. Par ailleurs, la narration m’a parfois semblée trop rapide et peu claire : ainsi, je n’ai qu’une vision très confuse des troubles survenus au tournant du XIVe siècle en Belgique, ce qui me contrarie aussi. C’est une autre approche, qui peut être intéressante, mais qui ne me convient décidément pas du tout.

J’aborde à présent une nouvelle partie relative au monde au temps des Capétiens. Je vais me régaler, car les ouvrages se rapportant au Moyen Age à l’extérieur de la France ont pour moi une saveur exotique et romanesque, qui me plaît beaucoup. Je n’en suis encore qu’au premier chapitre, qui concerne l’Angleterre. Après le récit de la conquête de l’Angleterre par les normands, j’en suis arrivée à la querelle pour la succession au trône qui a opposé Etienne de Blois et l’impératrice Mahaut, et je me croirais presque transportée dans les aventures du moine Cadfael! Il me restera ensuite une ultime partie, sans doute plus rébarbative à la longue : un dictionnaire du Moyen Age d’environ 500 pages. Je sens que je vais avoir encore de l’occupation pour quelques années…

En parallèle, j’ai dévoré les aventures d’Artemis Fowl. Il ne me reste que le huitième et, a priori, dernier tome à lire. Je rédigerai un billet lorsque j’aurai terminé la série. En tout cas, j’ai beaucoup apprécié cette lecture réjouissante.

Fowl

J’ai ensuite poursuivi dans la science fiction avec La voix des morts de Orson Scott Card. Deuxième tome du Cycle d’Ender, il se déroule 3 000 ans après les événements relatés dans La stratégie Ender, roman que j’ai lu il y a deux ans et que j’avais beaucoup apprécié.

4123FDM0RGL__SY445_Dans un lointain futur, les hommes se sont installés sur d’autres planètes. L’une d’elle, sur laquelle s’est constituée une colonie portugaise, était déjà occupée par une espèce intelligente locale, des sortes d’hommes-cochons. Des scientifiques ont pour tâche d’étudier ces Piggies, en essayant d’interférer le moins possible dans leur culture, mais deux d’entre eux sont assassinés. Des proches des deux hommes font appel à un Porte-parole des morts, dont la tâche est de comprendre qui ils furents afin de parler en leur nom. Il va donc tenter de déterminer ce qui a motivé ces meurtres. Je pense m’être encore plus régalée avec ce roman qu’avec le précédent, non seulement parce qu’il est passionnant, mais parce qu’il soulève de nombreuses problématiques que je trouve très intéressantes, non seulement relatives à la rencontre entre les deux cultures, mais aussi aux jeux de pouvoirs au sein de la colonie et entre la colonie et les autorités interplanétaires.

Je pensais que La voix des morts aurait pu se lire de façon quasi-indépendante, mais il comporte en fait de nombreuses allusions à La stratégie Ender. Or, ce premier roman, du fait de ma mémoire de poisson rouge, étant déjà brumeux dans mon esprit, j’ai eu un peu de mal à recoller les morceaux. De ce fait, je me suis empressée d’ajouter à ma PAL les deux derniers tomes du Cycle d’Ender, afin de pouvoir les lire avant d’avoir eu le temps d’oublier celui-ci.

Et puis, comme j’étais dans une phase de lectures de détente, je suis fatalement retombée dans mon péché mignon : les polars historiques. Je vous le raconterai dans mon prochain billet, afin de ne pas rendre celui-ci interminable…

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10 commentaires pour Journal de lecture – été 2013 1/2

  1. carolivre dit :

    Jolie moisson de lecture! Je ne connais pas du tout le cycle de SF d’Ender (il faut dire aussi que je ne connais presque rien en SF) mais tu me donnes bien envie de le découvrir. :)

    • Marie dit :

      En fait il y a l’air d’y avoir pas mal de livres et plusieurs cycles autour du personnage d’Ender et de sa famille. D’après ce que j’ai pu lire, ils sont de qualité inégale. Mais, pour le moment, je suis emballée par les deux que j’ai lus.

  2. faelys dit :

    j’ai lu « la stratégie Ender » avec grand plaisir il y a quelques temps et j’imaginais découvrir la suite quand l’occasion se présenterait, mais je note après ton billet de me rafraichir la mémoire si je veux y comprendre quelque chose, merci!

    • Marie dit :

      Disons que ne pas avoir lu le premier tome ou ne plus s’en souvenir du tout n’est pas bloquant, dans la mesure où ce n’est pas essentiel pour la compréhension de l’intrigue et que les grandes lignes sont rappelées en quelques phrases. C’est juste frustrant. Par exemple, il y est fait allusion aux écrits que produisaient la soeur et le frère d’Ender sous des pseudonymes. J’avais oublié ça et j’ai mis un peu de temps à recoller les morceaux.

  3. jerome dit :

    Artemis Fowl, je crois que j’ai lu les quatre premiers. Une série vraiment très sympa !

  4. Il faut vraiment que je lise Artémis Fowl depuis le temps que j’en entends parler !

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