L’écho des cavernes

51aztM5azFL__Il y a bien longtemps, un homo sapiens repéra trois antilopes. Alléché par ces repas potentiels, il s’empressa de retourner dans sa grotte afin d’alerter les autres membres de sa tribu. Mais comment les avertir de sa trouvaille? Le temps que ses « Wroumpf » parviennent à susciter l’attention de ses semblables, les antilopes avaient déguerpi. Frustré, Sapiens se dit qu’il leur manquait la communication.

Il s’exerça à roucouler des voyelles avec son amoureuse, puis des consonnes, et se dit qu’il tenait peut-être là quelque chose. Il appela sa compagne Eve, reçut d’elle le nom d’Adam, et commença avec elle à nommer les choses qui constituaient leur environnement quotidien. Il fit ensuite part de sa trouvaille à ses congénères qui l’adoptèrent, le Peintre et le Sorcier contribuant à la répandre.

Tout au long de son existence, les problèmes qu’il rencontra et les petits événements de sa vie suscitèrent chez Adam des méditations qui aboutirent à des perfectionnements de son invention, le langage.

C’est ainsi que, dans cet ouvrage qui s’adresse aux adolescents, Pierre Davy, mélangeant allègrement la préhistoire et la Genèse, explique de façon délirante le fonctionnement de la grammaire. Il montre que celle-ci n’est pas un ensemble de lois destinées à compliquer la vie des élèves, mais un outil qui permet de communiquer de façon efficace. La grammaire permet à l’émetteur de coder avec précision le message qu’il veut faire passer et au récepteur de décoder le message et le comprendre. C’est du moins ce que j’ai perçu.

J’avais posé le livre sur mon bureau alors que je rédigeais mes billets sur Les Rendez-vous de l’Histoire. J’ai saisi l’occasion pour en lire quelques pages, intriguée. Et, de fil en aiguille, comme il me plaisait bien, je l’ai lu en entier, par petits bouts, en l’espace de quelques jours. Il se lit très vite et très agréablement et il est très drôle.

Toutefois, dans le registre de l’apprentissage ludique de la grammaire, j’ai préféré, mais s’adressant à un public beaucoup plus jeune, les aventures du verbe Aimer, dans Verbes, sujets et compagnie, de Daniel Gostain, dont il faut que je nous procure la suite.

J’inaugure donc, avec cet ouvrage assez atypique, la catégorie « Des premiers hominidés à la fin du néolithique » de mon défi Préhistoire et Antiquité.

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2 commentaires pour L’écho des cavernes

  1. jerome dit :

    Je crois que je vais l’acheter pour la médiathèque. Il y a toujours des enseignants intéressés pour découvrir ce genre d’ouvrages réflexifs, même si le propos est un peu décalé.

    • Marie dit :

      Je n’ai plus le livre près de moi, mais il me semble que l’auteur a enseigné de nombreuses années le français à l’étranger. Je pense que l’écriture de son livre a dû être influencée par son expérience pédagogique et j’imagine que ça peut parler à d’autres enseignants confrontés à des problématiques similaires.

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