Les enfants loups – Ame et Yuki (manga)

519Nh2E0gRL__L’histoire débute alors qu’Hana est étudiante. Elle a le coup de foudre pour un garçon solitaire aperçu dans un amphi. Elle parvient à lier connaissance avec lui et ils finissent par sortir ensemble. Lorsque les choses deviennent sérieuses, il finit par avouer à Hana son secret : il est issu d’une lignée de loups et a le pouvoir de se transformer en animal. Cette révélation n’ayant pas modifié les sentiments qu’Hana éprouvait pour lui, ils deviennent parents d’une petite fille, Yuki, puis d’un petit garçon, Ame. Mais, à la naissance d’Ame, l’homme loup décède accidentellement et Hana se retrouve seule et sans revenus, avec ses deux bébés.

Craignant le regard que les gens pourraient porter sur ces enfants différents, elle rassemble ses économies et part s’installer dans un coin de campagne perdu, où les loyers sont dérisoires mais où la vie est dure et les gens, au premier abord, peu accueillants.

51t4K0tefsL__Ce manga en trois tomes est une adaptation du film du même nom. Je sais qu’il existe également une version en roman. Il est très fidèle au film, tant pour ce qui concerne les dessins, qui sont très jolis et très mignons, que pour le déroulement de l’histoire, que le manga suit scrupuleusement. Celle-ci est drôle au début, lorsque les enfants sont petits, ne contrôlent pas bien leurs transformations et font des bêtises et devient ensuite émouvante, à mesure qu’ils grandissent et que chacun des deux cherche sa voie, entre humain et loup.

Si le film n’existait pas, ce serait un manga agréable qui raconte une jolie histoire. Mais comme il est tiré d’un très beau film, je ne peux m’empêcher de le trouver pâle à côté de celui-ci. Le manga résume le film et il y manque des choses, et, surtout, il ne parvient pas à faire passer les mêmes émotions. Peut-être ai-je ce sentiment en partie parce que je connaissais déjà l’histoire?

Je dirais donc que ce manga, qui est, intrinsèquement, plaisant à lire, n’est pas indispensable. En revanche, le film, qui est magnifique, l’est!

Pour la peine, je vous remets une nouvelle fois la bande annonce :

 

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Alexandre le Grand et les aigles de Rome

51OcDbcq3vL__Lorsque je lisais ce roman, j’ai regretté de connaître aussi mal l’histoire d’Alexandre le Grand et de ne pas connaître du tout celle de Rome avant Jules César, et j’ai eu envie de combler ces lacunes. Il est donc logique qu’il inaugure mon défi Préhistoire et antiquité. A cet effet, j’ai créé une page qui en expose les modalités et qui me servira de récapitulatif pour savoir où j’en suis : c’est ici. Et c’est aussi une première lecture pour la nouvelle saison du challenge Il viaggio chez Eimelle.

Alexandre, initialement roi de Macédoine, est mort à seulement 32 ans, en – 323. En si peu de temps, il a néanmoins conquis un immense empire, qui s’étendait jusqu’aux portes de l’Inde, et fondé une multitude de villes. Certains de ses contemporains ont pensé qu’il avait été empoisonné.

Supposons qu’on ait réellement tenté de l’empoisonner… Et si un homme s’était subitement réveillé à l’oracle de Delphes, ayant totalement oublié qui il était, n’ayant aucune idée de la vie qu’il avait mené jusque-là ni de comment il était arrivé à Delphes, mais se sentant investi par Apollon de la mission de sauver Alexandre? Et si cet homme, ayant cependant gardé en mémoire ses vastes connaissances, en particulier dans le domaine de la médecine, était arrivé à temps pour guérir Alexandre, qu’aurait fait ce dernier s’il avait pu vivre et poursuivre son rêve de conquérir le monde? Javier Negrete émet l’hypothèse qu’il aurait voulu étendre son empire vers l’ouest et y inclure l’Italie, et en particulier Rome. Vous l’aurez compris, ce roman est une uchronie, genre dont je raffole, et je me suis régalée avec celle-ci.

Alexandre le Grand et les aigles de Rome est un roman assez dense et riche. J’ai lu les cent premières pages en plusieurs fois, avec plusieurs jours d’interruption entre chaque session, et je me sentais un peu perdue quand j’y revenais : on y fait la connaissance de nombreux personnages qui, au début, semblent, pour certains, sans rapport entre eux et sans rapport avec l’intrigue principale. Pourtant, les pièces du puzzle viennent s’emboîter peu à peu pour former un tableau vaste mais cohérent.

Si les personnages foisonnent, les événements se succèdent sans temps morts et le roman touche à tous les genres : récits d’aventure, récits de bataille, passions, jalousies, complots, ambitions, trahisons, manoeuvres politiques, rituels sanglants et un brin de « roman catastrophe ».

Par ailleurs, le roman est très documenté. Mon manque de connaissances historiques ne me permet pas d’avoir une idée de la fiabilité de cette documentation, mais j’ai beaucoup aimé le soin que Javier Negrete a pris de montrer les conditions de vie et connaissances techniques et scientifiques de l’époque, d’une façon qui s’inscrit naturellement dans le récit, sans jamais tourner au cours ou à l’étalage de connaissances. Plus encore, j’ai apprécié que le roman se termine sur un index des personnages, accompagné pour chacun d’une courte notice, indiquant si le personnage est authentique ou fictif et, pour les personnages historiques, faisant la distinction entre ce qu’on sait réellement de leur vie jusqu’en -323 et ce que l’auteur leur a fait vivre ensuite.

Parmi les personnages, peu nombreux sont ceux qui sont sympathiques, du fait de l’ambivalence de beaucoup d’entre eux, à commencer par Alexandre lui-même, tour à tour bon et cruel, génial et ravagé par l’alcool. Mais cette ambiguité les rend vrais et intéressants. Le personnage du sauveur d’Alexandre, Nestor, m’a cependant paru un peu lisse. S’il est, à un moment, tourmenté par l’amour, il semble vivre les aventures qui lui arrivent et son absence de souvenirs avec beaucoup de philosophie. Je me suis néanmoins attachée aux personnages du soldat autiste passionné d’astronomie, qui étudie le trajet d’une comète qu’il s’attend à voir s’écraser sur la Terre, et de son frère qui, depuis son enfance, a consacré sa vie à s’occuper de lui et à le protéger.

J’ai été un peu déçue par le dénouement, qui m’a semblé trop facile et éluder les questions laissées en suspens, mais j’ai beaucoup apprécié ma lecture et ma découverte de cet auteur.

Alexandre le Grand et les aigles de Rome
Javier Negrete
Editions L’Atalante

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J’ai gagné au loto manga!

Chaque année, Mo’Valérie et Loula organisent un loto BD, chacune sur un thème différent. C’est la troisième année que je m’y inscris chez Mo’. Comme il s’agissait cette fois d’un loto manga, je n’ai pas pu résister.

Le principe de ce jeu est simple. Chaque participant s’engage à envoyer une BD ou un manga de son choix à l’un des gagnants. Le nombre de gagnants varie en fonction du nombre de participants et l’organisatrice répartit les envois.

Cette année, il y avait chez Mo’ 10 participants, et donc 3 gagnants, l’un devant remportant 5 mangas, le second 3 et le troisième 2.

J’ai la chance d’avoir gagné les 5 mangas. Plus encore, la plupart d’entre eux étaient dans ma LAL et les autres, que je ne connaissais pas, semblent des choix intéressants.

Un grand merci encore aux organisatrices, à la main innocente qui a tiré mon nom et à  Choco, Jérôme, Kikine, Loula et Val, pour m’avoir gâtée et avoir si bien choisi! Il ne me reste plus qu’à lire tout ça…

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Mes lectures de janvier 2014 – chroniques express

Tout d’abord, un point sur mes billets : j’en ai toujours autant à rédiger et ma coupure internet n’a rien arrangé à l’affaire. J’ai toutefois la satisfaction d’en avoir terminé avec les Rendez-vous de l’Histoire, un gros morceau sur lequel je trainais depuis octobre, et dont chaque billet m’a tenue occupée plusieurs soirées.

J’ai désormais la sensation d’y voir plus clair et de pouvoir avancer. L’autre gros morceau qui me reste est les lectures jeunesse de ces derniers mois, que je vais découper en un nombre certain de billets, mais qui me fait moins peur car je prends des notes au fur et à mesure des livres terminés, ce qui fait que le travail est déjà plus ou moins mâché.

Pour ne pas augmenter le nombre de mes billets en retard à mesure que je m’efforce de le diminuer, je suis repartie en janvier sur des séries et je vais continuer sur cette lancée ce mois-ci, n’ayant pas d’autre impératif qu’une lecture de Crébillon fils dans le cadre des rendez-vous libertins de Mina. Je viens d’ailleurs de commencer Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles.

En janvier, j’ai donc lu :

Les hauts conteurs – tomes 2 à 4

51Gmic2qKaL__Je reviendrai plus longuement sur cette série jeunesse en avril, après la sortie en poche – et ma lecture – du cinquième et dernier tome. J’ai commencé cette série pour voir comment c’était, à force d’en entendre parler, et sans trop savoir de quoi ça parlait et, après avoir lu le quatrième de couverture du premier tome, j’ai attaqué celui-ci sans grand enthousiasme, les histoires de vampires et l’épouvante n’étant pas franchement ma tasse de thé. J’ai donc été très agréablement surprise de la façon dont j’ai accroché, chacun des tomes de 400 pages ayant été dévoré en l’espace d’une journée : à la fin de chaque chapitre, impossible de lâcher le livre, il fallait que je sache ce qui allait se passer ensuite, quitte à ne rien faire d’autre ce jour-là ou à me coucher à pas d’heure!

Xénocide et Les enfants de l’esprit (Le cycle d’Ender tomes 3 & 4)

410N4E3354L__Comme je l’avais expliqué l’été dernier, lorsque j’ai lu La voix des morts, La stratégie Ender n’est pas un roman isolé, mais représente le premier sous-ensemble du Cycle d’Ender, le second sous-ensemble étant constitué de La voix des morts, Xénocide et Les enfants de l’esprit, qui se déroulent tous les trois 3 000 ans plus tard.

Une flotte a été envoyée par le Congrès stellaire afin de détruire toute forme de vie sur une planète dont tous les organismes vivants sont infectés par un virus qui serait fatals aux humains s’il venait à se répandre sur d’autres planètes. Les trois espèces intelligentes de la planète, des colons brésiliens, une espèce indigène d’hommes-cochons, les pequeninos, et les doryphores, tentent d’organiser leur survie, tandis que les scientifiques de la famille d’Ender cherchent un moyen de neutraliser le virus.

516D0RJA4NL__J’ai beaucoup beaucoup aimé La stratégie Ender et La voix des morts, un chouille moins Xénocide et ai été un peu déçue par Les enfants de l’esprit. Si les deux derniers romans invitent encore le lecteur à réfléchir sur des sujets intéressants telles que la religion, les sacrifices ou la justice ou l’injustice des lois et la soumission à celles-ci et la rébellion, le dernier tome accorde une large place à des atermoiements sentimentaux qui m’ont un peu moins intéressée. Par ailleurs, si je suis toujours fascinée par l’imagination foisonnante de l’auteur et la richesse de l’univers qu’il a créé, j’ai eu le sentiment d’une certaine maladresse dans le dénouement, le problème, bien que réglé d’une façon logique et qui est tout aussi logiquement amenée, m’a semblé se dénouer d’un coup de baguette magique, d’une façon artificiellement facile. Je ne dis pas pour autant que Les enfants de l’esprit est un mauvais roman, juste qu’il n’atteint pas l’excellence des précédents.

Je compte maintenant aborder La saga des ombres, un autre cycle de romans, qui relate les événements de La stratégie Ender du point de vue de Bean, le bras droit du jeune héros, et le brillant destin de Peter, le frère détesté d’Ender.

Clothroad

Je me suis également attaquée à ma PAL de mangas (oui, j’ai aussi une PAL pour les mangas maintenant…) avec ce shônen, dont j’avais les deux premiers tomes en stock depuis un petit moment.

9782849658017Dans le futur ou un autre monde (?), on a appris à inclure des microprocesseurs dans les fils. De ce fait, les vêtements tiennent lieu d’ordinateurs et de beaucoup d’autres choses, comme les armes. Le monde est dominé par les fabriquants de vêtements, sept entreprises, en particulier, et les sept villes qui abritent leurs sièges respectifs sont les principales du monde. L’écart entre les classes sociales est très marqué et il y a de nombreux bidonvilles, dans lequels se trouvent des arènes où se déroule le war king, affrontement entre des mannequins, aidés de leur designer.

 Les héros sont deux adolescents jumeaux, orphelins et séparés à la naissance, qui viennent de se retrouver et partent à la recherche de leurs parents. Le seul indice dont ils disposent est le tissu dans lequel ils étaient enveloppés quand ils ont été découverts, après leur abandon. Ce tissu, d’une qualité exceptionnelle, est d’une matière inconnue. Le garçon est designer, la fille va s’improviser mannequin et les circonstances vont les amener à participer au war king.

9782849658765C’est son thème original qui m’a donné envie de lire ce manga. J’aurais aimé que le monde dans lequel évoluent les héros et le fonctionnement de la société soient développés, mais la lecture des deux premiers tomes me laissent penser que cela ne va pas être le cas.

Clothroad est en fait un shônen très classique. J’ai l’impression que les tomes vont être une succession de combats, que les jumeaux vont mener de ville en ville, à mesure de la progression de leur enquête. Par ailleurs, les scènes de combats m’ont semblé un peu brouillonnes et pas très compréhensibles et leurs adversaires, charismatiques mais visiblement aussi peu nets dans leur tête les uns que les autres, m’ont un peu bloquée.

Je vais donc en rester là avec ce manga, ces premiers tomes ne m’ayant pas trop donné envie de poursuivre.

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Les Rendez-vous de l’Histoire – dimanche 13 octobre 2013

Cette dernière journée a été  aussi peu chargée en conférences que les précédentes, puisque nous avons tranquillement commencé après le déjeuner, ayant encore raté une conférence le matin, de Pascal Picq cette fois, qui affichait malheureusement complet.

Les secrets de la jeune Cléopâtre : aurait-elle pu rencontrer Astérix?

Plus que d’une conférence, il s’agissait d’un dialogue entre Viviane Koenig et le jeune public, puisque les Rendez-vous de l’Histoire organisent chaque année, le samedi et le dimanche, des animations à destination des enfants, à partir de 7-8 ans.

41mLtfKe5qL__J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer Viviane Koenig à propos de ma razzia au stand jeunesse du salon du livre d’Histoire, et j’étais curieuse de l’entendre. En effet, cet auteur de nombreux romans jeunesse, qui a notamment écrit sur l’Egypte ancienne, a une formation d’historienne et a participé à des fouilles archéologiques. Son but est de présenter l’Histoire de façon attractive et divertissante, mais tout en respectant la vérité historique, ce que je ne saurais trop louer et qui est trop rare à mon goût.

Son animation reposait sur une planche d’Astérix dont elle a distribué une copie à tous, dans laquelle on voit Cléopâtre dans son palais. Dans un dialogue constant avec les enfants et un échange de questions-réponses dans les deux sens, elle a fait réfléchir le public sur tous les éléments de l’habillement, de l’architecture et de la décoration, faisant chaque fois la disctinction entre ce qui relevait de l’imagination des auteurs, de clichés à propos de l’Egypte et de la réalité. Elle a distillé de façon vivante de nombreuses informations, y ajoutant quelques exemples personnels.

Les enfants, qui ont beaucoup participé, semblaient intéressés et même nous adultes avons pris plaisir à l’acouter et avons appris quelques petites choses. C’est décidé, l’année prochaine j’emmènerai la bestiole une journée, pour voir.

Il ne restait plus le temps que pour une dernière conférence, mais celle-ci fut bien structurée et passionnante, et je crois que le livre de Marylène Patou-Mathis fera partie de mes lectures sur la préhistoire et l’antiquité!

Préhistoire : Age d’or ou aubes cruelles?

51dlWtwVlQL__SY300_La préhistoire est considérée comme une période violente. Cette croyance repose sur une construction d’abord savante, puis populaire.

L’étude de la préhistoire est une science jeune, puisque l’existence des hommes préhistoriques n’a été reconnue qu’en 1863. A l’époque, on considérait que, plus une société était ancienne, plus elle était primitive. Les hommes préhistoriques furent caricaturés, les néandertaliens étant considérés comme primitifs par rapport aux cro-magnons. Cela a donné une image de la préhistoire très négative. Les outils furent tout de suite dénommés par des termes guerriers, alors que leur utilisation guerrière n’était pas prouvée, et que c’est le contraire qui est aujourd’hui démontré. Tous les films et romans préhistoriques des années 60-70 étaient violents et ce cliché est encore fortement ancré dans l’esprit des gens.

Maintenant, les techniques de recherche sont perfectionnées et beaucoup de fouilles sont effectuées. Il y a donc beaucoup de matériel disponible. On peut également voir si les squelettes humains sont enterrés et comment, et s’ils portent des traces d’agression violente. L’art rupestre constitue aussi un sujet d’étude intéressant. Et les outils sont analysés.

Les plus anciennes traces de violence sont liées au cannibalisme, qui a toujours existé partout. Les plus anciennes traces qu’on en a trouvé remontent à il y a 780 000 ans. Mais le cannibalisme n’est pas forcément violent : il n’implique pas que la personne mangée ait été tuée. On a surtout retrouvé des traces de cannibalisme rituel. Celui-ci semblait être un rite funéraire. On ne connaît que deux cas de cannibalisme pratiqué sur des personnes extérieures au groupe, tous les autres concernent uniquement des membres d’un groupe vivant ensemble.

Les traces d’autres formes de violence sont également rares. Les plus anciennes datent d’entre il y a 200 000 et 150 000 ans. Une grosse série touche des néandertaliens du Moyen Orient il y a entre 60 000 et 45 000 ans. Il semble s’agir plutôt de conflits interpersonnels, car cela ne concerne que quelques corps. On peut trouver également des accidents de chasse. Si l’on élimine les cas douteux, il ne reste qu’une quinzaine d’individus portant des marques de violence sur une période de 200 000 ans, alors que l’on dispose de beaucoup de restes d’hominidés.

On n’obeserve aucune scène de violence ou de guerre dans l’art pariétal. En revanche, il existe au néolithique quelques scènes énigmatiques qui ont été interprétées comme représentant des sacrifices humains. C’est aussi l’époque (- 8 000 – – 7 000 av JC) des premiers charniers : les corps pêle-mêle sont porteurs de marques d’homicide. Là encore, il s’agit seulement de quelques individus.

Au paléolithique, les traces de violence semblent soit résulter de conflits interpersonnels, soit être en rapport avec le sacré, comme les sacrifices rituels. Au mésolithique et au néolithique, des individus ont été sacrifiés, soit suite à des drames liés à une crise (démographique ou épidémiologique, par exemple), soit dans le cadre de rites funéraires propitiatoires ou expiatoires.

On relève un seul cas de conflit guerrier parmi les chasseurs-cueilleurs du paléolithique.  Il s’agit d’un site au Soudan, datant d’environ -14 000 – – 13 000, dans lequel on a retrouvé les corps de 59 femmes et enfants, dont la moitié est décédée de mort violente.

L’apparition des arcs date du début de la sédentarisation. Mais la sédentarisation a commencé avant le développement de la culture et de l’élevage. Aussi, les arcs sont-ils vraiment associés à la guerre? Certaines peintures rupestres montrent des affrontements entre des hommes armés d’arcs. La question n’est donc pas tranchée pour le moment.

Les conflits deviennent plus fréquents vers – 6 000 – – 5 000, mais ils sont surtout intracommunautaires.  Les affrontements entre communautés ne se développent qu’avec la deuxième vague de migration des éleveurs, puis avec l’âge du bronze.

Le réchauffement climatique qui s’est accompli vers – 10 000 a été accompagné de changements sociétaux importants : explosion démographique, accentuation de la sédentarisation, apparition du patriarcat, d’une élite et de castes, constituées essentiellement de guerriers et de personnes liées aux croyances. En même temps ont eu lieu des changements économiques radicaux : quête de nouveaux territoires, apparition de surplus alimentaires, développement du stockage, recherche d’esclaves pour accomplir le travail. C’est aussi le moment d’un changement de croyances : on est passé de divinités féminines à des divinités masculines.

On peut émettre plusieurs hypothèses. Il peut y avoir eu des luttes pour des territoires. Mais cela semble très marginal avant – 3 000. Par ailleurs, on sait que les homo sapiens n’ont pas exterminé les néanderthaliens.

Le développement de l’agriculture et de l’élevage peut avoir eu des conséquences sociales. Il est certain qu’il existe une corrélation entre les bouleversements du néolithique et l’augmentation des conflits. Néanmoins, on ne peut pas attribuer à cette dernière une cause unique. Elle résulte de plusieurs causes.

Ce n’est qu’au cours de l’âge de bronze, qui a débuté il y a 4 000 ans, que la guerre s’est institutionnalisée, et que le culte du guerrier et du chef se sont développés. C’est à cette époque que sont apparues les armes de guerre en métal, les cuirasses et les caches de biens de prestige.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’existe pas de violence originelle. La violence n’est pas inscrite dans nos gènes, c’est un symptôme social. Elle est, par ailleurs, beaucoup liée au culte : selon que l’on valorise la fécondité ou la virilité, l’esprit de la société est très différent. Le mythe de la violence primordiale n’est qu’une justification à nos débordements.

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Les Rendez-vous de l’Histoire – samedi 12 octobre 2013

Cette deuxième journée, quoique agréablement remplie, a été encore peu chargée en conférences. Nous avons décollé tard, fait un nouveau tour au salon du livre, pris notre temps pour déjeuner (la température un peu fraîche nous a découragé de manger des sandwiches dans la rue)… et nous nous sommes présentées à la conférence de Georges Vigarello alors qu’elle était déjà complète. Nous nous sommes donc rabattues sur une visite du château de Blois, que mes compagnes de voyage ne connaissaient pas encore, si bien que nous n’avons assisté à notre première conférence qu’à 16h.

Authenticité et autorité des sources en histoire

Je m’attendais à quelque chose d’assez différent, et de plus structuré, mais le débat n’en a pas moins été passionnant.

Philippe Hoffmann, spécialiste de la Grèce antique, a d’abord évoqué l’émergence de l’autorité des sources dans les écoles philosophiques de l’empire romain du IIIe au VIe siècle. Il s’y est développé une sorte de canon de textes, résultant d’un choix de textes fondé sur la notion de cursus. Certains auteurs, tels qu’Aristote ou Platon, ont été sacralisés. Cette époque a constitué les débuts de la philologie : on a commencé à poser quelques critères pour déterminer si un texte était vrai. Au nombre de ceux-ci figurent les autocitations, qui correspondent aux allusions qu’un auteur fait à d’autres parties de son oeuvre. Cette époque a également été marquée par la fabrication de nombreux faux, certains auteurs tentant de faire passer leurs écrits pour des textes anciens.

C’est ensuite Judith Olszowy-Schlanger, dont la spécialité est la paléographie hébraïque, qui a pris la parole. Elle a beaucoup travaillé sur un dépôt d’archives de 250 000 manuscrits, découvert au Caire au XIXe siècle. Dans la tradition juive, lorsqu’un texte sacré est devenu illisible au fil du temps et ne peut plus servir, on ne le détruit pas, car il conserve son caractère sacré. On le stocke dans un endroit où on laisse les manuscrits se décomposer. Un tel endroit est nommé genirah. Celle du Caire comportait des manuscrits datant du VIIIe jusqu’au XIXe siècle. Les genirah ne constituaient pas des archives, mais des sortes de « poubelles ».

Marc Smith, professeur à l’Ecole Nationale des Chartes, est ensuite intervenu pour évoquer le Moyen Age et l’époque moderne. Les sources n’ont pas été créées comme sources. Leur usage, leur sens et leur autorité ont évolué au fil des époques. Ainsi, les archives familiales des seigneurs qui constituaient au Moyen Age un arsenal juridique n’ont plus gardé qu’une valeur symbolique après la Révolution.

Dès le Moyen Age, on prêtait attention à l’authenticité d’un document en examinant les signatures et le sceau, notamment. Cependant, l’authenticité n’était pas forcément synonyme de sincérité. Autrefois, on traquait le faux pour l’éliminier. Aujourd’hui il constitue également une source pour l’Histoire.

Jacques Dalarun, directeur de recherche au CNRS, un monsieur plein d’humour, a expliqué que le Moyen Age, objet de ses recherches, a hérité du néoplatonisme évoqué par le premier intervenant le régime qui va prévaloir après l’Antiquité, celui de la révélation (révélation au sens où les textes de la Bible sont supposés avoir été révélés à leurs auteurs). Cependant, il n’avait pas échappé aux hommes d’alors que les textes révélés se contredisaient et les commentaires des grands théologiens avaient encore embrouillé les choses. Abélard est le premier à avoir dit que ce qui permet de faire le tri entre le vrai et le faux est la raison humaine : c’est la naissance de la critique.

Par-delà les époques, Jacques Dalarun a également évoqué un point important : l’affirmation ou la négation de l’authenticité d’un document dépend de facteurs idéologiques et psychologiques. En effet, il est par exemple plus facile de nier l’authenticité d’un document que de la défendre, celui qui nie l’authenticité d’un document étant généralement considéré comme intellectuellement supérieur à son opposant, qui passe pour crédule et idiot.

Le dernier intervenant était Isabelle le Masne de Chermont, directeur du département des manuscrits de la BNF. Son département abrite 150 000 manuscrits, allant des papyrus égyptiens jusqu’aux papiers personnels de Michel Foucault. Une grande partie de cette collection a pour origine la recherche effrenée du texte original, qui a amené ceux qui la menaient à collecter.

Après ce tour de table, les différents intervenants ont donné leur opinion sur ce que le numérique change dans le travail de recherche. Ils en ressort que le numérique a bouleversé les conditions de travail.  Judith Olszowy-Schlanger a constaté que l’accès à la documentation est beaucoup plus facile et que la mise en ligne de catalogues de manuscrits fait gagner beaucoup de temps. Pour Marc Smith, plus mesuré, chaque état d’un texte (original, photocopie, microfilm, version numérisée…) permet de poser des questions que ne peuvent pas résoudre les autres états de ce texte.

Isabelle le Masne de Chermont souligne que l’arrivée en masse du numérique est récente et qu’il faudra du temps pour mettre au point des machines capables de numériser les documents fragiles. 10 000 manuscrits sont actuellement disponibles sur Gallica. Les concepteurs cherchent désormais à travailler sur l’ergonomie de ces images sur la possibilité de faire dialoguer des bases de données différentes.

Jacques Dalarun, enfin, approuvé par les autres intervenants, a rappelé qu’il faut pouvoir avoir accès à bon escient aux documents originaux. Le filigrane du papier, la composition des cahiers, même l’odeur des documents, fournissent des informations que l’on ne peut obtenir qu’en les ayant entre les mains. Mais il a convenu, avec tous, que la numérisation simplifie considérablement le travail de recherche.

Aussitôt cette conférence finie, nous nous sommes hâtées de remonter vers l’université, où se déroulait une autre conférence que je ne voulais pas manquer. Nous avons toutes beaucoup apprécié celle-ci, la passion des intervenants se ressentant dans leur propos et rejaillissant sur le public.

Peut-on parler d’une brutalisation de la guerre à la Renaissance?

41t6VvEiCxL__Le premier intervenant fut indubitablement celui qui nous fascina le plus. Jean-Louis Fournel, spécialiste de Machiavel et Guicciardini, a le regard pétillant, de la verve et de l’humour. Il m’a donné très envie de le lire mais, malheureusement, la plupart de ses oeuvres ont été écrites avec un collègue italien et sont essentiellement publiées en italien. Peut-être pour le challenge in italiano si j’ai beaucoup de temps et que je me sens très courageuse…

C’est un article qu’il a rédigé sur les guerres d’Italie qui est à l’origine de ce débat. Jean-Louis Fournel s’intéresse à la chose militaire dans son influence sur les questions politiques. Cet article est né du constat qu’il a fait que la perception que les italiens avaient de la guerre a changé au début du XVIe siècle.

Alors que la guerre ne se faisait jusque-là qu’en été, les hostilités ont désormais lieu toute l’année. Le début des guerres d’Italie a été ponctué de massacres qui ont marqué les esprits. La guerre est plus rapide. Elle se déroule à un rythme différent et à une échelle différente. Elle est également perçue comme plus importante qu’auparavant : il ne s’agit plus de déplacer une frontière de quelques kilomètres, un Etat peut désormais y périr.

Benjamin Deruelle, auteur d’un livre sur la construction du militaire à l’époque moderne, a souligné que la question de la brutalisation soulève la question de l’évaluation de la violence, que celle-ci soit physique, psychologique ou symbolique. Il est difficile d’évaluer les pertes humaines, du fait de l’hétérogénéité des chiffres fournis par les différentes sources. Par ailleurs, il faut rapporter le nombre de morts dans les batailles à l’importance de l’armée et de la population d’un pays à l’époque de ces batailles. Ainsi, si les pertes ont été dans l’absolu bien plus importantes à Pavie, en 1525, qu’à Poitiers, 150 ans plus tôt, elles sont en fait équivalentes, rapportées à l’ensemble de la population.

Les façons de faire la guerre n’ont pas non plus fondamentalement changé. En revanche, la rédaction à l’initiative de la monarchie française d’un droit de la guerre, mise par écrit des coutumes fondées sur les romains et sur la Bible, dans le but de discipliner les troupes, a eu en même temps pour conséquence une légitimation de la violence.

Simon Galli, qui finit une thèse sur la formation des soldats à la Renaissance observe à cette époque une massification des armées en termes d’effectifs. Au Moyen Age, la guerre était l’affaire de l’aristocratie, à la Renaissance, c’est une infanterie de masse qui domine. D’où la nécessité de former et discipliner les troupes. Maltraiter les innocents (femmes, enfants, clercs) est considéré comme une faute professionnelle et doit être puni.

Les actes brutaux sont, en effet, un affront à la discipline, mais ils ont également des conséquences potentiellement néfastes : en pays ami, ils rendent les populations réticentes à héberger les soldats, lors d’un siège, ils encouragent la population assiégée à une résistance farouche, puisque même les civils n’ont rien à perdre, et, en pays conquis, ils peuvent rendre hostiles des populations qui pourraient être pacifiées par une attitude modérée. Néanmoins, ils peuvent également résulter d’une politique délibérée de terreur.

Nous avons ensuite traversé l’océan Atlantique avec Bernard Allaire, auteur d’un ouvrage sur Roberval, qui a accompagné Cartier dans son dernier voyage vers le Québec. Roberval avait recruté ses colons en vidant les prisons des militaires et tueurs qu’il y a trouvés. Ceux-ci, peu après leur arrivée, sont entrés en conflit avec les amérindiens, mais la situation s’est vite apaisée. Roberval maintenait parmi ses hommes une discipline stricte, n’hésitant pas à pendre.

Enfin, Paul Alexis Mellet, spécialiste des guerres de religion, s’est interrogé afin de savoir si le concept de brutalisation de la guerre pouvait s’appliquer à celles-ci. Le contexte est particulier, puisqu’il s’agit de guerres civiles. Ces huit conflits sont moins caractérisés par le nombre de victimes que par la cruauté des violences exercées, qui ont marqué les esprits.

Mais on observait en parallèle un processus d’humanisation de la guerre, avec une affirmation du discours de protection des civiles, une réflexion sur le droit des prisonniers et des ordonnances royales sur la discipline dans les armées et des édits de pacification. Dans le même temps, le discours se christianisait : le thème médiéval de la guerre juste était réactivé tandis qu’on s’interrogeait pour savoir s’il était préférable de convertir par les mots ou par l’épée.

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Projets 2014 : renouvellements de challenges, rendez-vous et billets en retard

Me voici de retour après une longue dizaine de jours privée de connexion internet (merci France Télécom!), avec toujours plus de billets en retard… et encore beaucoup de retard dans la lecture de vos blogs.

En 2013, j’ai pas mal levé le pied au niveau des challenges, ayant du mal à honorer les échéances prévues et n’ayant pas envie de m’imposer des contraintes. Je ne me suis réellement investie que dans une poignée d’entre eux, parce qu’ils m’intéressaient particulièrement en raison des (re)découvertes qu’ils me permettaient de faire. Je pense notamment au challenge  Ecrivains japonais d’Adalana qui m’a permis de lier connaissance avec beaucoup d’auteurs et je serai sans doute partante si, comme elle l’a évoqué, elle propose encore quelque chose ayant trait à la littérature japonaise plus tard dans l’année.

Je compte poursuivre cette tendance en 2014, pour les mêmes raisons, et n’ai, pour le moment, pas éprouvé l’envie de m’inscrire à de nouveaux challenges. Cependant, je vais poursuivre avec plaisir deux challenges de 2013 qui sont renouvelés pour un an.

Il s’agit, d’une part, du challenge  Daniel Pennac de George, qui m’a permis de redécouvrir avec enthousiasme cet auteur. J’ai envie de poursuivre avec celles de ses oeuvres que je ne connais pas encore. Ayant lu sur le fil les trois livres prévus, je m’offre même le luxe de monter de catégorie, pour passer dans celle nommée La fée carabine, qui correspond à 4 à 6 livres lus.

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Inversement, je n’ai quasiment pas participé au challenge Geek de Hilde, alors que j’ai plein de billets en retard le concernant. J’ai donc été ravie d’apprendre qu’elle le poursuit cette année avec Sofynet. Toutes deux ont prévu de nombreux rendez-vous autour de thèmes et de supports variés pour animer leur challenge. Je ne pense pas que je réussirai à y participer, mais je vous invite à aller consulter leur calendrier, ici par exemple.

Pour ma part, je dois déjà rédiger des billets à propos du superbe album Sur la piste des dragons oubliés (son auteur était présent à Geekopolis, je suppose donc que ça peut compter!), de la websérie The guild et son adaptation en BD, et de ces jeux auxquels je consacre bien trop d’heures, Allods on line et, notre dernière passion à la bestiole et à moi, Minecraft. Il y aura aussi Néogicia, roman spin-off de Noob dont le premier tome doit sortir en mars, encore du Noob, vraisemblablement, puisque, ayant participé au crowdfunding, je vais pouvoir suivre de près l’avancement des trois films en cours de réalisation, et peut-être même assister à un tournage. Je pourrais éventuellement également parler des sagas audio Le donjon de Naheulbeuk et Reflets d’acide et de leurs déclinaisons sur divers supports, des quelques livres que j’ai encore en stock qui pourraient coller avec le challenge et d’autres jeux vidéos, mais je préfère ne pas m’avancer!

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En 2013, j’ai également participé avec intérêt au challenge  Badinage et libertinage de Mina, avec qui j’ai eu le plaisir de partager plusieurs LC. Mina n’a pas souhaité poursuivre son challenge mais compte proposer épisodiquement des rendez-vous libertins. Elle propose ainsi une lecture, pour le 14 février, de quelque chose de Crébillon fils, auteur que nous apprécions beaucoup toutes les deux et, pour le  23 mars, une LC des Liaisons dangereuses, que j’ai lu il y a plus de 20 ans et que j’ai très envie de relire depuis déjà un bon moment. Il va sans dire que je participerai à ces deux rendez-vous et que j’ai hâte de découvrir ce qu’elle nous proposera pour les suivants.

Par ailleurs, n’étant jamais à une contradiction près, alors que j’ai dit que je fuyais actuellement les contraintes, je projette de m’en imposer une grosse. Voilà déjà plus d’un an que j’ai très envie de lectures relatives à la préhistoire et à l’antiquité, aussi je vais m’y mettre sérieusement à partir de cette année. Ce thème sera donc le fil rouge de ce blog pendant un moment. Je pense faire quelque chose d’assez formalisé pour me motiver, mais ce sera a priori seulement un défi personnel. Compte tenu du thème, je ne pense pas que ça intéresserait grand monde que j’en fasse un challenge. Je compte lire essentiellement des essais, mon but étant d’apprendre des choses sur ces périodes, mais mes premiers billets porteront sur un roman et des mangas, et peut-être une exposition, si je trouve le temps d’y aller et d’en parler avant qu’elle ferme! Les supports risquent donc d’être assez variés.

Enfin, compte tenu de nos démêlés récents avec l’école de la bestiole et de mon besoin compulsif de lire tout ce que je peux trouver sur les sujets qui me turlupinent, la rubrique « Faites des gosses qu’ils disaient! » devrait, dans un premier temps (et un futur incertain!) s’étoffer de deux chroniques de livres sur le TDA/H, puis peut-être de mes lectures actuelles et futures sur la gestion mentale et les techniques d’apprentissage.

Je nourris donc beaucoup de projets pour cette année… outre ceux de me rappeler de temps en temps que j’ai un challenge Balzac toujours en cours et un deuxième blog… Il ne me reste plus qu’à me mettre au travail, en espérant n’avoir pas, comme j’en suis très souvent coutumière, les yeux plus gros que le ventre.

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