Testament d’une race

51lZIUZ1h6L__SL500_AA300_En un lieu et un temps indéterminés, un vieil homme, Kuntura, au seuil de la mort, écrit une longue lettre à un jeune homme inconnu. Il y raconte sa vie et la destruction de sa patrie. Fils du chef de son village, Kuntura semblait favorisé par le sort : une enfance dorée, une belle femme, de beaux enfants, un ami ingénieux, la promesse d’un avenir brillant. C’est alors qu’un peuple inconnu envahit son pays.

Testament d’une race est le premier roman autopublié de Stanislas Kowalski, que je remercie vivement de m’avoir proposé de le recevoir.

Tout n’y est pas parfait, et je vais commencer par évoquer ce qui m’a chiffonnée. J’ai repéré 3-4 coquilles qui ont dû échapper à la relecture. Il y a quelques passages (introduction d’un personnage, relation d’un fait militaire) dont la rédaction m’a semblé un peu confuse. Et il y a certaines actions qui m’ont paru être illogiques. Je me suis demandé si les personnages étaient perturbés par les événements au point d’agir de façon irrationnelle ou s’il me manquait des éléments qui m’avaient échappés. Certaines réactions du narrateur, notamment, m’ont paru peu crédibles.

Ces remarques étant faites, j’ai eu plaisir à lire ce roman. Même si certains noms à consonnance grecque m’incitent à situer l’histoire dans un passé lointain, j’ai bien aimé cette incertitude sur la localisation géographique et temporelle du monde de Kuntura, qui laisse la part belle à l’imagination du lecteur. L’écriture est très belle et agréable. Je lui ai trouvé quelque chose de poétique et, en même temps, un côté assez sec, qui m’a semblé bien convenir aux événements tragiques relatés.

Cette sécheresse que j’ai ressentie n’empêche pas le narrateur et ceux auxquels il donne la parole d’exprimer émotions et sentiments. Kuntura revient sur son passé avec lucidité. Il a commis des erreurs et, visiblement, il n’avait pas l’étoffe d’un chef, mais il se juge sans complaisance, ce qui le rend sympathique. Néanmoins, j’aurais aimé que la psychologie des personnages soit plus développée. Je n’en savais pas assez sur qui ils étaient et leurs motivations pour m’attacher à eux.

Ce que l’auteur développe en revanche, c’est le déroulement de la guerre. Les opérations et tactiques militaires sont bien détaillées et occupent une grande partie du roman. C’est quelque chose que j’ai apprécié et qui m’a intéressée. Passés les chapitres introductifs, Testament d’une race est un roman d’action dont les événements s’enchaînent, presque une épopée, dont les pages se tournent très vite.

Si ce premier roman n’est pas exempt de défauts, il est néanmoins prometteur, tant l’écriture que le fond le rendant agréable à lire. Vous pouvez le trouver assez facilement sur internet.

Testament d’une race
Stanislas Kowalski
Editions Lulu

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2 commentaires pour Testament d’une race

  1. Aaliz dit :

    Il va falloir que je m’y mette aussi. Mais tu me fais un peu peur en disant que les scènes de bataille occupent la plus grande partie du roman, bon après ça dépend comment c’est mené. Je verrai bien.

    • Marie dit :

      Bah, disons un bon tiers. La dernière partie a une dimension plus humaine, avec le narrateur qui s’efforce de sauver ce qu’il peut de sa famille. Ca ne m’a pas convaincue mais d’autres lecteurs ont apparemment bien apprécié. Je ne t’en dis pas plus mais j’ai hâte de savoir ce que tu en auras pensé.

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