Tokyo godfathers

Deuxième film que je vois dans le cadre du cycle Planète manga ! qui a lieu actuellement au Centre Pompidou. Il s’agit cette fois d’un film beaucoup plus récent, puisque Tokyo godfathers est sorti au cinéma au Japon en 2003. Il n’a, en revanche, jamais été diffusé dans les salles en France, où il a directement été distribué en DVD.

Il a pour réalisateur Satoichi Kon, qui a également participé à l’écriture du scénario et au character design. Satoichi Kon a démarré sa carrière comme assistant mangaka de Katsuhiro Otomo, ce qui l’a notamment amené à travailler sur le manga Akira. Suivant son mentor, il est rapidement passé à l’animation et est surtout connu en tant que réalisateur. On lui doit ainsi les films Perfect blue ou Millennium actress et la série Paranoia agent. Il est malheureusement décédé prématurément d’un cancer en 2010.

Tokyo godfathers est un conte de Noël. Il a pour héros deux SDF, Gin et le travesti Hana, ainsi que l’adolescente fugueuse qu’ils ont recueillie, Miyuki. Tous trois découvrent le soir de Nöel dans des ordures un bébé abandonné. Hana, qui avait très envie d’avoir un enfant, veut d’abord le garder, mais réfléchit et en vient à la conclusion que la chose à faire est de retrouver les parents de l’enfant pour savoir pourquoi ils ont abandonné leur bébé. S’appuyant sur les quelques indices trouvés dans le couffin de la fillette, le trio se met en route.

Leur quête se déroule sur 6 jours et prend fin la nuit du nouvel an. Dans l’intervalle, il va leur arriver une tonne d’aventures, heureuses ou malheureuses. Cette fable est l’occasion pour les personnages de s’interroger sur leur passé et leur famille et, pour certains, d’obtenir une nouvelle chance. Très centré, forcément, sur l’existence des sans-abris à Tokyo (elle m’a fait, en cela, penser au manga Homunculus sur lequel je reviendrai dans quelques temps), le film propose quelques scènes sombres, mais c’est avant tout une comédie, au ton optimiste. Ce qui m’a le plus étonnée et qui, d’après la présentation qui a été faite de Satoichi Kon avant la diffusion du film, caractérise l’oeuvre du réalisateur, ce sont les quelques moments où l’on ne sait pas si l’on a affaire à une réalité rationnelle mais trompeuse, ou si le film prend une tournure fantastique. A découvrir!

La bande annonce en anglais :

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4 commentaires pour Tokyo godfathers

  1. Kaeru dit :

    Ha là là, il faut vraiment que je regarde le programme, je suis entrain de rater pleiiin de trucs !

  2. jerome dit :

    Le sujet me plait beaucoup. Ce mélange d’aspect sombre et de ton plutôt optimiste me fait penser à la série de romans Ikebukuro West Gate Park d’Ishida Ira.

    • Marie dit :

      Il est dans ma LAL, celui-là… mais elle est tellement énorme que je ne sais pas dans combien d’années j’aurai l’occasion de le lire. :-)

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